Roman Polanski sera jugé en 2024 pour diffamation visant l'actrice Charlotte Lewis, qui l'accuse de viol

Le cinéaste est poursuivi pour avoir mis en doute la sincérité des accusations portées à son encontre par l'actrice Charlotte Lewis.
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France Télévisions
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Le réalisateur Roman Polanski lors du festival Netia Off Camera, le 2 mai 2018, à Cracovie (Pologne). (BEATA ZAWRZEL / NURPHOTO / AFP)

Le cinéaste Roman Polanski sera jugé en France pour diffamation, le 5 mars 2024, a annoncé le tribunal correctionnel de Paris mardi 29 novembre. Il est poursuivi pour avoir mis en doute la sincérité des accusations de viol portées à son encontre par l'actrice Charlotte Lewis. La comédienne britannique avait tourné dans le film Pirates sous la direction de Roman Polanski, en 1986. En 2010, elle avait affirmé avoir été "abusée sexuellement" par le réalisateur dans son appartement parisien, au début des années 1980, alors qu'elle était âgée de 16 ans.

Dans un entretien publié par Paris Match en décembre 2019, Roman Polanski avait mis en doute ce témoignage. "Voyez-vous, la première qualité d'un bon menteur, c'est une excellente mémoire. On mentionne toujours Charlotte Lewis dans la liste de mes accusatrices sans jamais relever ses contradictions", avait déclaré le réalisateur. Il faisait référence à des propos attribués à la comédienne dans un entretien publié en 1999 par le tabloïd britannique News of the World. Charlotte Lewis y déclarait : "Je savais que Roman avait fait quelque chose de mal aux Etats-Unis, mais je voulais être sa maîtresse (...). Je le désirais probablement plus que lui ne le voulait." L'actrice avait toutefois contesté dès 2010 la véracité de ces propos. "Nombre des citations qui me sont attribuées dans l'article de News of the World ne sont pas exactes", avait-elle assuré.

A la suite de l'interview de Roman Polanski parue dans Paris Match, les avocats de Charlotte Lewis avaient déposé une plainte avec constitution de partie civile en mars 2020, conduisant au renvoi du cinéaste devant le tribunal correctionnel. En droit de la presse, le renvoi devant le tribunal est quasi automatique dans une telle procédure et le fond des accusations est examiné à l'audience.

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