Justice : quel suivi judiciaire pour les conjoints violents ?

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Justice : quel suivi judiciaire pour les conjoints violents ?
France 3
Article rédigé par
C.Gillard, L.Monfort, P.Bouchetou - France 3
France Télévisions

Dans l'affaire du féminicide survenu à Mérignac (Gironde), mardi 4 mai, le profil du principal suspect interpelle particulièrement. Il s'était déjà montré violent et avait déjà été condamné pour des faits de violences volontaires sur son ex-conjointe.

Une jeune mère de 31 ans a été tuée devant son domicile de Mérignac (Gironde), mardi 4 mai, par son ex-conjoint. L'homme a été condamné par la justice pour violences volontaires en juin 2020, et était soumis à un sursis probatoire pendant deux ans dès sa sortie de prison. Y-a-t-il eu une faille dans son suivi judiciaire ?

Un millier de bracelets d'éloignement déployés

Portait-il un bracelet anti-rapprochement ? Ce dispositif phare mis en place en septembre 2020 doit garantir les mesures d'éloignement décidées par les magistrats. La zone d'alerte peut s'étendre de un à dix kilomètres. Dès que le conjoint entre dans la zone, la police est prévenue et peut intervenir pour protéger la femme et arrêter l'individu. Un millier de bracelets ont été déployés. Cinq millions d'euros ont financé l'ouverture de 1000 places d'hébergement d'urgence supplémentaires, mais ces moyens restent insuffisants pour les associations. "Dans la quasi totalité des féminicides, il y avait des signaux d'alerte qu'on aurait pu détecter si on avait mis les moyens sur la table et si on avait formé correctement les forces de l'ordre ou les professionnels de la justice", assure Caroline De Haas, de l'association Nous Toutes.

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