A Quimperlé, la municipalité propose aux femmes des stages de self-défense

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 1 min.
Article rédigé par
France Télévisions

Ce dimanche, quarante-cinq femmes de Quimperlé et des environs ont participé à un stage d’initiation au self-défense initié par la mairie, dans le prolongement de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. L’occasion de découvrir les bons gestes à adopter face à un agresseur. #IlsOntLaSolution

Comment réagir face aux agressions physiques, sexuelles ou sexistes ? La municipalité de Quimperlé, dans le Finistère, a proposé aux femmes un stage de self-défense. Le temps d’une matinée, elles ont bénéficié de conseils très pratiques, appris des gestes de défense ciblés mais surtout sont reparties avec plus de confiance en elles. "Le fait d’apprendre à se défendre permet d’être plus serein au niveau de la médiation, de moins stresser face à l’agresseur et de se dire: "j’ai des outils pour me défendre". Il y a plein de zones vulnérables chez un homme. Même s’il est musclé, peu importe sa corpulence, un homme a des points sensibles", explique Gwenael Fléjo, professeur d’arts martiaux et de self-défense qui anime ces stages.

Dépasser sa peur

Quarante-cinq femmes sont venues chercher cette confiance ou ces gestes qui pourraient éventuellement leur être utiles si elles se retrouvaient en position délicate. Parmi elles, certaines ont déjà été agressées, comme Estelle : "Je me suis sentie démunie parce que j’étais face à quelqu’un qui faisait presque deux mètres. J’ai eu le réflexe de m’enfermer, mais je me suis trouvée vraiment bête de me sentir toute petite face à lui et de ne pas savoir quoi faire".

Signe des temps, parmi les stagiaires, de nombreuses jeunes filles qui n’ont pas vécu d’agression ou de mauvaises expériences mais qui anticipent, convaincues malheureusement qu’elles y seront sans doute confrontées un jour ou l’autre : "Quand on sera étudiantes, qu’on sera toutes seules et qu’on rentrera tard, ça peut servir", explique Margaux. "C’est des notions que l’on n’a pas forcément, et avec la peur, moi je ne sais pas si je serai capable de reproduire ça", renchérit son amie Enza. D'où l'utilité de ces formations pour apprendre, très jeune, les gestes qui peuvent sauver.

Devant le succès de l’opération, d’autres stages d’initiation devraient être programmés dans les prochains mois. Des stages de défense qui se multiplient un peu partout dans le pays.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.