VIDEO. 40 ans après la loi Veil, l'accès à l'IVG n'est pas toujours simple

C'est l'une des avancées majeures du droit des femmes : il y a 40 ans était adoptée la loi Veil qui autorisait l'IVG. Reportage de France 2 dans un centre qui accompagne ces femmes.

FRANCE 2
Elles ont entre 15 et 45 ans, adolescentes ou mères de famille. Comme chaque matin à l'hôpital d'Arras, une dizaine de femmes se rendent dans le centre d'orthogénie, le terme "aseptisé" pour parler d'avortement. Dans des services comme celui-ci, les caméras ne sont généralement pas autorisées.
 
Parmi les patientes ce jour-là, une étudiante de 19 ans accompagnée de sa mère. A cause d'une gastro, la pilule n'a pas fonctionné et la jeune fille souhaite avorter. Deux méthodes lui sont proposées : la méthode par médicament et la méthode chirurgicale par aspiration.

Une semaine de réflexion

 
Ensuite, direction le Planning familial. Ce n'est pas obligatoire mais ici, avant de se décider, chaque patiente rencontre une conseillère conjugale qui reste disponible avant, pendant, et après l'IVG. La jeune fille reviendra prendre un médicament après une réflexion obligatoire d'une semaine.
 
En moyenne en France, une femme sur trois a recours à l'avortement. Mais aujourd'hui encore, pour beaucoup de patientes, ce moment reste très compliqué à gérer...
Le JT
Les autres sujets du JT
Les femmes qui \"ne veulent pas poursuivre leur grossesse\", et non plus \"en situation de détresse\", pourront recourir à une IVG.
Les femmes qui "ne veulent pas poursuivre leur grossesse", et non plus "en situation de détresse", pourront recourir à une IVG. (AJ PHOTO / BSIP / AFP)