Vidéo Homophobie, violences conjugales... "Depuis le début, 'Plus belle la vie' a été ancrée dans le réel", rappelle le scénariste Marc Roux

La fiction de France 3 tire sa révérence vendredi. La série, diffusée quotidiennement depuis 2004, n'aura pas uniquement marqué par sa longévité. Elle s'est aussi emparée de nombreux sujets de société.

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France Télévisions
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Les acteurs et actrices de "Plus belle la vie" répètent sur le tournage de la série, le 20 janvier 2006. (GERARD JULIEN / AFP)

Après 18 saisons sur France 3, Plus belle la vie dévoile, vendredi 18 novembre,  les deux derniers épisodes d'une saga aux chiffres fous : 4 665 épisodes, 3 290 personnages et une audience qui a atteint 6,8 millions de télespectateurs au plus fort de sa popularité, soit autant que le journal de 20 heures.

À l'heure où les familles étaient réunies devant la télé, la série a volontairement reflété, depuis son lancement en 2004, ce que les téléspectateurs pouvaient eux-mêmes vivre en évoquant des sujets de société dans l'air du temps. Au zinc du bar Le Mistral, il n'y a eu aucun tabou. De nombreux thèmes ont été abordés en profondeur, comme la maladie, les violences conjugales, le racisme, le harcèlement scolaire...

> regardez notre vidéo avec Marc Roux :

"L'homosexualité de manière normalisée"

"Depuis le début, le réel s'est invité dans les histoires pour traiter de l'actualité et des faits de société. Ce parti pris a été de plus en plus important au fur et à mesure des saisons. Les sujets de société représentent 20 à 25% des épisodes", explique Marc Roux, l'un des coscénaristes du rendez-vous phare du début de soirée.

Aux yeux de l'auteur, Plus belle la vie a été la première série française à traiter l'homosexualité de manière normalisée. "Le personnage de Thomas n'est pas seulement défini par sa sexualité, et ça c'était très nouveau en 2004, observe-t-il. Sur son rapport au père, nous avons reçu beaucoup de courriers de télespectateurs nous témoignant qu'ils avaient pu parler de leur homosexualité à leur famille grâce à la série". Le programme a été également le premier à la télévision française à montrer un mariage gay.

Marc Roux explique aussi que si la série ne s'est jamais engagée d'un point de vue politique, elle a en revanche "défendu des valeurs humanistes, écologistes, égalitaires et d'intégration""Elle a toujours apporté les points de vue adverses qui permettent au débat d'exister, ce qui permet de susciter des discussions et d'échanger en famille", poursuit celui qui a officié durant une décennie sur PBLV.

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