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Manuel Valls "aime" la corrida et le paie sur les réseaux sociaux

Le ministre de l'Intérieur a indiqué sur RTL qu'il fallait "préserver" cette "culture". Depuis, les critiques pleuvent sur sa page Facebook.

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France Télévisions
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Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, à l'Elysée, à Paris, le 5 septembre 2012. (FRANÇOIS LAFITE / MAXPPP)

SOCIETE - Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a défendu la tauromachie mardi 11 septembre sur BFMTV. Cette prise de position, quelques heures avant l'examen du sujet par le Conseil constitutionnel, lui a valu une levée de boucliers des anticorrida sur les réseaux sociaux.

Que dit Manuel Valls ?

Interrogé dans l'émission de Jean-Jacques Bourdin sur une possible interdiction de la corrida en France, le ministre, né à Barcelone (Espagne), a estimé qu'il fallait  "préserver" cette "culture". "C'est quelque chose que j'aime, ça fait partie de la culture de ma famille", a-t-il ajouté.

"Dans un pays en crise, avec des Français qui doutent de leur identité, tout ne peut pas se ressembler, a poursuivi Manuel Valls. On a besoin de ces racines, ne les arrachons pas."

 

FTVi / BFMTV

Que lui répondent les anticorridas ?

Cette prise de position a déclenché une pluie de commentaires critiques et de photos sanglantes dénonçant la tauromachie sur la page Facebook officielle du ministre. "Comment peut-on approuver la corrida, qui n'est que de la barbarie pure et simple ? poste par exemple une internaute sur le mur de Manuel Valls. Comment peut-on se réjouir de voir un animal, déjà diminué lorsqu'il rentre dans l'arène, se faire torturer sous les applaudissements ?" 

"Comment vous, qui êtes censé représenter le peuple français, osez-vous nier les 75% de Français qui sont opposés à ces barbaries ?" renchérit une autre internaute. En réalité, selon un sondage Ifop datant de 2010, deux tiers des Français (66%) se prononcent en faveur de l'interdiction des corridas en France.

Sur Twitter, le sujet était un peu moins commenté. Le journaliste et écrivain Henry-Jean Servat, fervent opposant à la corrida, a toutefois interpellé le ministre sur le réseau social. 

 

Sur quel point doivent trancher les Sages ? 

Mardi après-midi, les anticorrida ont fait valoir leur position devant le Conseil constitutionnel, auquel le Conseil d'Etat a transmis une question prioritaire de constitutionnalité

Le Comité radicalement anticorrida pour la protection de l'enfance et l'association Droits des animaux ont demandé aux Sages de constater l'anticonstitutionnalité de certaines des dispositions de l'article 521-1 du Code pénal, qui prévoit des dérogations à la répression des actes de cruauté commis envers les animaux. Le Conseil a mis sa décision en délibéré au 21 septembre.

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