Stop-djihadisme, le site choc du gouvernement contre le terrorisme

Les djihadistes vantent le "sacrifice" et la défense d’une "juste cause" pour embrigader les jeunes sur Internet. Le gouvernement leur répond avec une vidéo choc et des images violentes.

(Extrait de la vidéo choc du gouvernement pour lutter contre le djihadisme © Ministère de l'Intérieur)

Le ministère de l’Intérieur lance, trois semaines après les attentats à Paris, un site internet pour lutter contre l’endoctrinement djihadiste. Destiné à un public plutôt jeune, le site présente d’entrée une vidéo choc susceptible de tourner sur les réseaux sociaux. Des images d’enfants armés, des munitions de kalachnikov posées en forme de cœur, des scènes de tortures postées sur des profils Facebook défilent. Et puis cet avertissement en jaune devant une rangée de djihadistes, armes à la main : "Ils te disent : ‘Sacrifie-toi à nos côtés, tu défendras une juste cause’ ". S’en suit une autre phrase, sur un fond devenu noir et blanc : "En réalité, tu découvriras l’enfer du terre et tu mourras seul, loin de chez toi ".

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Après les mots, les images. La vidéo montre des images de torture et de mort. On entend des chants religieux, comme sur les vidéos de propagande de l’Etat islamique et les avertissements du ministère français de l’Intérieur se poursuivent : "Tu élèveras tes enfants dans la guerre et la terreur ", sur des vidéos d’enfants qui vivent dans la misère. La religion est également abordée dans cette vidéo. Selon les djihadistes, les jeunes intéressés par les thèses extrémistes vivent "dans un monde de mécréants, impurs ", et que la "vérité " est "ici" , autrement dit en Syrie. La vérité, insiste la vidéo en montrant des corps décapités, c'est en fait "l'horreur et la tromperie ".

A part la vidéo, on trouve sur le site www.stop-djihadisme.gouv.fr des informations générales, à l’attention du grand public, permettant de détailler l’ensemble des moyens mis en œuvre par l’Etat dans la lutte contre le terrorisme et contre l’embrigadement djihadiste. Et un numéro vert pour "prévenir une radicalisation violente ".