Derrière le service civique, des emplois déguisés ?

Lancé il y a cinq ans, le service civique est victime de son succès. Seules 25% des candidatures sont acceptées.

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Cinq ans après sa mise en place, le bilan du service civique est en demi-teinte. Alors qu'il séduit de nombreux jeunes, ce service, destiné aux jeunes de 16 à 25 ans, pour des missions de 6 à 12 mois, cacherait des emplois déguisés.
À Laval (Mayenne), Dimitri et Coralie, diplômés en communication, sont volontaires pour aider au développement du théâtre L’Échappée. Dimitri explique à France 3 comment il s'est laissé tenter : "Je me suis dit 'Pourquoi pas, de toute façon, je n'ai rien à perdre'. Ça m'offrait huit mois pour me perfectionner sur certaines choses qui pourraient me servir pour l'avenir. Ça pourrait être un tremplin pour moi".

Des emplois précaires

François Béchu, le directeur du théâtre, réalise que ses volontaires occupent des postes qui pourraient être confiés à de véritables employés. Il aimerait qu'à l'issue de leur service civique, Coralie et Dimitri restent en tant que salariés à ces postes-là.
Une volonté qui va à l'encontre de l'esprit du projet. Oriane Lepastier, responsable du pôle développement et ingénierie de l'Agence Civique, répète aux associations qu'il s'agit de "missions d'intérêt général qui ne doivent pas se substituer à des emplois". L'Agence entend renforcer sa surveillance pour éviter de voir des missions de service civique transformées en emplois précaires.

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