Sécurité routière : les viticulteurs opposés à l'application du zéro alcool au volant

Didier Guillaume, le ministre de l'Agriculture, s'est déclaré favorable à la tolérance zéro en matière d'alcool au volant. Il n'est pas suivi par les viticulteurs.

FRANCE 2

Boire ou conduire, va-t-il falloir vraiment choisir ? Dans "Le grand jury" sur RTL, Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture, s'est déclaré favorable à la tolérance zéro concernant l'alcool au volant. "Lorsqu'on conduit, on ne doit pas boire. C'est aussi simple que ça", a-t-il tranché. À la suite de cette déclaration, les viticulteurs ont fait savoir leur désaccord. Jérôme Despey, secrétaire général à la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (Fnsea) a tenu à réagir : "J'ai l'impression que la France veut toujours en rajouter, (...) faisons-le avec beaucoup de prévention, d'éducation, respectons les territoires, les terroirs".

"Il y a une insuffisance des contrôles sur le bord des routes"

Une proposition radicale qui ne semble pas être la solution idéale non plus pour Chantal Perrichon, présidente de la ligue contre la violence routière. "Il y a une insuffisance des contrôles sur le bord des routes, il faut également rappeler que lorsqu'il y a des interceptions faites par les forces de l'ordre, dans un cas sur deux, il n'y a pas de retrait de points même si l'alcoolémie est élevée", a-t-elle constaté. Et pourtant, en cas de contrôle positif, la loi prévoit une amende de 135 € et six points de retrait, voire la suspension du permis. La tolérance zéro s'applique déjà dans cinq pays européens.

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(ERIC PIERMONT / AFP)