Sécurité routière : 80 km/h, le combat du Premier ministre

Les derniers chiffres de la Sécurité routière ne sont pas bons. Ce vendredi 16 mars, le Premier ministre est en déplacement dans la Sarthe pour vanter les mérites de la baisse de la vitesse à 80 km/h sur le réseau secondaire. La mesure est loin de faire l'unanimité.

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Ce vendredi 16 mars, Édouard Philippe a assuré le service après-vente du passage aux 80 km/h dans un centre pour grands blessés de la route, dans la Sarthe. Il justifie encore son choix pour le réseau secondaire. "Le combat dans lequel nous sommes engagés avec le gouvernement, ce n'est pas un combat contre les Français, ce n'est pas un combat contre les automobilistes, ce n'est pas un combat contre les ruraux. C'est un combat pour la Sécurité routière. C'est une mobilisation générale pour faire en sorte que personne ne se résigne à ce que chaque année en France il y ait plus de 3 600 morts sur les routes", a déclaré le Premier ministre.

Une mesure qui demeure impopulaire

Malgré la détermination affichée, le projet de réduire dès juillet la vitesse de 90 km/h à 80 km/h demeure impopulaire. Des élus protestent, dénoncent une baisse uniforme de la vitesse faisant fie des spécificités locales. Des automobilistes redoutent aussi les conséquences sur leur quotidien. Les derniers chiffres de la Sécurité routière viendront sans doute conforter le gouvernement dans son choix.

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Un panneau de limitation à 80 km/h, près de Bordeaux.
Un panneau de limitation à 80 km/h, près de Bordeaux. (NICOLAS TUCAT / AFP)