VIDEO. Essonne : indignation après le possible refus d'un maire d'enterrer un bébé rom

A Champlan (Essonne), une famille rom se serait vu refuser de pouvoir inhumer leur bébé dans le cimetière de la ville où ils vivent. Le maire se défend, alors que la polémique enfle.

France 3

Le 26 décembre, Maria-Francesca, deux mois, s'est éteinte, victime de la mort subite du nourrisson. Sa famille, des Roms très pieux, installés dans un camp à Champlan (Essonne), souhaitait l'enterrer dans le cimetière de la commune, pour pouvoir se recueillir chaque jour. Problème : le maire Christian Leclerc aurait refusé l'inhumation. Il aurait invoqué un manque de place dans le cimetière et aurait affirmé réserver les concessions aux administrés qui payent leurs impôts.

"Inhumain", "ignoble"

Marie-Hélène Brelaud, de l'association Solidarité en Essonne avec les familles roumaines et roms, se fait la voix de la famille pour France 3 : "C'est tellement inhumain, tellement ignoble. On est toujours bouleversé, mais maintenant, on a vraiment de la colère. (...) La famille est dans la peine, dans la douleur, et on en rajoute encore".

Richard Trinquier, maire de la commune voisine de Wissous, a accepté l'inhumation, prévue demain, lundi 5 janvier. "Je suis scandalisé. Je n'ai même pas hésité l'ombre d'une seconde. Cela fait partie des devoirs d'un maire, d'assurer une tombe décente à quiconque."

Jacques Toubon, défenseur des droits, s'est dit "bouleversé", "stupéfait" auprès de France Inter. Il entend se pencher sur cette affaire.

Ce dimanche 4 janvier, à mi-journée, le maire de Champlan a nié avoir refusé l'inhumation dans le cimetière communal.

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L\'entrée de la commune de Champlan (Essonne), le 12 novembre 2008.
L'entrée de la commune de Champlan (Essonne), le 12 novembre 2008. (MAXPPP)