Les congrégations catholiques s'engagent à une "réparation financière" pour les victimes d'agressions sexuelles

Des mesures de prévention seront prises afin que "de tels agissements ne puissent se perpétuer", indique un communiqué d'une organisation qui rassemble environ 30 000 moines et moniales, frères et sœurs présents en France.

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Une peinture de Pietro Vannucci dans la basilique Chiesa di San Pietro à Pérouse, en Italie. (LEEMAGE VIA AFP)

La Conférence des religieux et religieuses en France (Corref), qui représente les congrégations catholiques, s'est engagée mardi 20 avril à fournir une "réparation financière" aux victimes d'agressions sexuelles commises en leur sein et a reconnu la "responsabilité collégiale et spirituelle de l'ensemble" des congrégations, après une assemblée générale de deux jours.

Une première étape démarrera après la publication fin septembre des préconisations de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Eglise catholique (Ciase) depuis les années 1950. Des mesures de prévention seront prises afin que "de tels agissements ne puissent se perpétuer", indique un communiqué de la Corref, organisation qui rassemble environ 30 000 moines et moniales, frères et sœurs présents en France.

Une prise en charge des soins

Ensuite, la Corref "assumera l'obligation de prendre en charge les soins et de participer financièrement à la réparation de ce qui peut être réparé de l'irréparable", précise l'institution. Les modalités de cette prise en charge et de cette réparation seront "précisées lors de [la prochaine] assemblée de novembre 2021", ajoute-t-elle.

Par ailleurs, "la Corref reconnaît la responsabilité collégiale et spirituelle de l'ensemble de la vie religieuse". "D'une manière ou d'une autre, nous avons manqué, y compris par méconnaissance, à la solidarité absolue qui nous lie à toute personne abusée, violentée, réduite à l'état d'objet, nié dans sa dignité", assume-t-elle.

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