Financement du culte musulman : "On ne revient pas sur la loi de 1905", affirme Stéphane Le Foll

Le porte-parole du gouvernement s'est exprimé à l'issue du denier Conseil des ministres avant les vacances.

Stéphane Le Foll, le 27 juillet 2016 à Paris. 
Stéphane Le Foll, le 27 juillet 2016 à Paris.  (BERTRAND GUAY / AFP)

Le gouvernement n'entend pas revenir sur la loi de 1905 pour permettre un financement public du culte musulman. C'est ce qu'a affirmé Stéphane Le Foll, mercredi 3 août, répétant que toute mesure "doit être compatible avec la loi de 1905", qui interdit à l'Etat et aux collectivités locales de subventionner des activités cultuelles. 

Dans les colonnes de Libération, le Premier ministre Manuel Valls n'avait pas exclu la mise en place d'"une forme de financement public" du culte musulman. Le lendemain, François Hollande a fermé la porte de tout financement public des mosquées. "Ce qui n'est pas possible, sauf à changer la loi de 1905, c'est que l'Etat puisse subventionner un culte", a déclaré le chef de l'Etat.

Des propositions débattues à l'automne

Comment financer le culte musulman, alors que le gouvernement souhaite couper toute subvention venue de l'étranger ? "Une première proposition sera faite à la fin de l'été et une discussion sera engagée à l'automne sur cette question", a précisé Stéphane Le Foll. Le porte-parole du gouvernement a évoqué "plusieurs pistes", comme la "défiscalisation des dons", une sorte de "taxe sur les produits alimentaires halal" et le "financement participatif".