Bergerac : la CAF ne suspendra finalement pas ses aides aux centres sociaux ouverts plus tard pendant le ramadan

Après un début de polémique, un accord a été trouvé, mardi 5 juin, entre la CAF et la mairie.

Le centre social \"Germaine Tillon\" dans le quartier de Naillac, à Bergerac (Dordogne).
Le centre social "Germaine Tillon" dans le quartier de Naillac, à Bergerac (Dordogne). (RADIO FRANCE / BENJAMIN FONTAINE)

La Caisse d'allocations familiales de Dordogne ne suspendra finalement pas ses aides aux centres sociaux de la ville de Bergerac, ouverts plus tard pendant le ramadan, rapporte France Bleu Périgord mardi 5 juin 2018.

Un accord a été trouvé lors d'une réunion de médiation en préfecture, mardi matin, entre la CAF et la mairie. Les centres sociaux de la ville ne seront pas privés des aides de la CAF. Ils vont rester ouverts plus tard pendant le ramadan, mais les horaires seront élargis pendant d'autres périodes de l'année.

"Nous ouvrirons aussi plus tardivement pendant la Coupe du Monde par exemple et pendant l'été car il y a une demande et un besoin", a expliqué le maire de Bergerac, Daniel Garrigue. L'appel au volontariat pour assurer les heures d'ouverture nocturne ne sera plus seulement ouvert aux agents des centres sociaux.

Un début de polémique, "laïcité" versus "ordre public"

La CAF de Dordogne voulait suspendre l'agrément et les financements octroyés aux centres sociaux Germaine Tillon et La Brunetière, situés dans deux quartiers prioritaires où la population musulmane est importante. Elle reprochait à la ville d'ouvrir ces centres jusqu'à 1h du matin pendant la période du ramadan.

Pour le directeur de la CAF de Dordogne, cette décision était "contraire à la laïcité", tandis qu'il s'agissait, pour le maire de Bergerac, d'une mesure "d'ordre public". Lors de cette réunion de médiation, l'État, la ville et la CAF ont rappelé leur attachement au principe de laïcité.