L'avortement, "crime le plus abominable qui soit" : France Culture dénonce l'homélie de l'archevêque d'Avignon diffusée en direct

La chaîne appartenant au groupe Radio France a envoyé un courrier à la Conférence des évêques de France pour rappeler "le respect des valeurs du service public, comme la tolérance, le respect et la non-discrimination".

L\'homélie de l\'archevêque d\'Avignon diffusée sur France Culture a choqué des auditeurs
L'homélie de l'archevêque d'Avignon diffusée sur France Culture a choqué des auditeurs (CAPTURE ECRAN GOOGLE MAPS)

La chaîne de radio France Culture a adressé un courrier, mercredi 18 juillet, à la Conférence des évêques de France après une homélie diffusée en direct qui a choqué des auditeurs après de violents propos contre la communauté homosexuelle notamment, a appris franceinfo lundi 23 juillet. France Culture a souhaité rappeler que les messes diffusées à l'antenne demandent "le respect des valeurs du service public, comme la tolérance, le respect et la non-discrimination".

Une attaque contre Simone Veil

Pendant la messe du dimanche 15 juillet, l'archevêque d'Avignon a attaqué la communauté homosexuelle, le mariage pour tous, la gestation pour autrui, le suicide assisté et l'avortement, qualifiant ce dernier de "crime le plus abominable qui soit". L'ecclésiastique a expliqué avoir "pleuré il y a quelques semaines en voyant conduire au Panthéon de la République le corps de celle qui a permis la légalisation de l'avortement", évoquant ainsi Simone Veil, à l'origine de la loi autorisant l'IVG en 1975.

Dans son courrier à la Conférence des évêques de France, France Culture demande un rendez-vous avec son président, monseigneur Georges Pontier. D'après Vincent Lemerre, délégué aux programmes de la chaîne, l'esprit de ce courrier est de "s'associer aux réactions des auditeurs qui ont pu être choqués par les propos de monseigneur Cattenoz". A travers son courrier, France Culture a également souhaité rappeler à la Conférence des évêques de France que ces messes "sont diffusées sur une antenne du service public", explique Vincent Lemerre. La lettre vise enfin à expliquer que "tout intervenant doit être conscient de cela".