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Agression à Sarcelles : le parquet privilégie la qualification d’acte antisémite

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Agression d’un écolier portant une kippa à Sarcelles : le parquet privilégie la qualification d’acte antisémite
FRANCE 3
Article rédigé par
France Télévisions

Les faits se sont déroulés lundi à Sarcelles (Val-d’Oise). Un garçon de 8 ans qui portait une kippa a été agressé par deux adolescents, alors qu’il se rendait à un cours de soutien scolaire. Une agression antisémite selon le parquet, vivement condamnée par Emmanuel Macron. 

Lundi 29 janvier, dans ce quartier de Sarcelles (Val-d’Oise), la scène n’a duré que quelques secondes. Alors qu’il se rend à un cours de soutien, un enfant de 8 ans qui porte une kippa est agressé par deux adolescents d’une quinzaine d’années. Sans un mot, ils lui assènent alors plusieurs coups avant de s’enfuir. Pour le représentant de la communauté juive, c’est la confession de la victime qui a motivé l’agression : "Il a été frappé comme ça parce qu’il portait une kippa et parce que c’était un juif et ça, ça reste encore inadmissible", déclare Moïse Kahloun.

Emmanuel Macron réagit

Mardi 30 janvier, le parquet de Pontoise en charge de l’affaire a indiqué privilégier la qualification d’acte antisémite. À Sarcelles, où vit une importante communauté juive, l’agression inquiète d’autant plus qu’il y a trois semaines, une écolière juive a déjà été frappée en pleine rue. Aujourd’hui, le maire PS de Sarcelles, François Pupponi, tire la sonnette d’alarme : "C’est la deuxième fois en quinze jours qu’il y a une agression sur des jeunes de la communauté juive. Sans insulte, d’une manière complètement gratuite, sans rien voler. Je pense qu’effectivement, il se passe quelque chose ici et ailleurs, il y a une espèce de poussée antisémite." Devant l’émotion suscitée, l’affaire a fait réagir jusqu’au plus haut sommet de l’État. Hier, Emmanuel Macron a tweeté : "À chaque fois qu’un citoyen est agressé en raison de son âge, de son apparence ou de sa confession, c’est toute la République qu’on agresse."

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