Sept policiers de la BAC de Nancy condamnés pour harcèlement et injures racistes

Ces fonctionnaires de police écopent de peines de prison avec sursis, d'amendes et d'interdictions d'exercer. Dans le même temps, trois des dix policiers jugés ont été relaxés.

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France Télévisions
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Un brassard de police, photographié le 20 décembre 2018 à Paris. (ILAN DEUTSCH / HANS LUCAS / AFP)

Des peines de six à dix-huit mois d'emprisonnement avec sursis. Sept policiers de la brigade anticriminalité de nuit de Nancy ont été condamnés, vendredi 13 mai, pour "harcèlement moral" de quatre ex-collègues sur lesquels ils faisaient pression pour qu'ils quittent le service. Le tribunal correctionnel de Nancy a en outre prononcé pour quatre des policiers des amendes qui vont jusqu'à 2 000 euros pour injures racistes.

La justice a également prononcé des interdictions d'exercer le métier de policier pour les sept condamnés, dont une définitive pour celui qui avait été décrit lors du procès en mars comme le meneur. L'interdiction est de cinq ans pour l'un des policiers, deux ans pour deux policiers et un an pour les trois autres. Trois des dix prévenus ont été relaxés.

Au total, dix policiers ont comparu, mi-mars, dont neuf pour harcèlement moral et injures racistes. Le procureur de la République avait réclamé des interdictions d'exercer pour quatre d'entre eux et requis jusqu'à 18 mois avec sursis, évoquant un "harcèlement collectif" de la part des prévenus et qualifiant leur comportement de "machine à exclure qui broie une femme et trois hommes".

"Les peines sont justes"

"La justice est passée et le message est clair : le racisme n'a pas sa place dans la police, le harcèlement n'a pas sa place dans l'administration et dans les relations de travail", a salué l'avocat des quatre parties civiles. "Les peines sont justes. Il n'est pas tolérable que des éléments racistes et déviants prennent la main sur un service de police, (...) il n'est pas question que la République se laisse vampiriser par des flics ripoux", a ajouté Frédéric Berna.

Durant le procès, les quatre parties civiles avaient évoqué leur mise à l'écart progressive au sein du service lors de leur passage à la BAC de nuit de Nancy. "Ils m'ont détruite, j'ai vécu un calvaire", avait raconté une des victimes. Une autre victime, d'origine maghrébine, faisait l'objet d'insultes racistes régulières dans une conversation Messenger qui rassemblait les policiers du service et dont elle était exclue.

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