Le Conseil d'Etat confirme la dissolution de Génération identitaire

Le groupuscule d'extrême droite avait déposé un recours devant le Conseil d'Etat, après avoir été dissous en mars dernier par le gouvernement pour "incitation à la discrimination, à la haine et à la violence".

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Une manifestation du groupe d'extrême droite Génération identitaire le 20 février 2021 à Paris. (JULIEN MATTIA / ANADOLU AGENCY / AFP)

Le Conseil d'Etat a estimé lundi 3 mai que la dissolution du groupuscule d'extrême droite Génération identitaire (GI) était "proportionnée à la gravité des risques pour l'ordre public". L'association avait contesté vendredi 30 avril via un référé-suspension sa dissolution décrétée en mars.

La représentante du ministère de l'Intérieur, Pascale Léglise, avait en revanche défendu que GI, par l'entretien d'un "amalgame entre les immigrés, les étrangers, les musulmans et les islamistes", jetait "de l'huile sur le feu". Une opinion derrière laquelle s'est rangé le Conseil d'Etat, pour qui l'association "propage, depuis plusieurs années, des idées (...) tendant à justifier ou encourager la discrimination, la haine ou la violence envers les étrangers et la religion musulmane".

Opération anti-migrants

Lors de l'audience, l'avocat de l'association, Pierre Robillot, a estimé que GI ne faisait que participer au débat public sur "le lien entre immigration et terrorisme, et plus globalement l'insécurité", en adoptant "une position ferme et dure" : "stopper l'immigration".

Créée en 2012, l'association loi 1901, dont le nombre de militants et sympathisants était estimé avant dissolution à 800 tout au plus par les spécialistes, s'est fait connaître en occupant le chantier d'une mosquée en construction à Poitiers. Elle avait alors déployé une banderole évoquant "732" lorsque "Charles Martel a battu les Arabes à Poitiers".

Une opération anti-migrants, menée dans les Pyrénées fin janvier, avait "scandalisé" le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, qui avait engagé la procédure de dissolution.

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