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Six détenus ont réussi à s'évader en quelques jours en France

Les évasions ont eu lieu dans différentes régions, mais n'ont pas de rapport entre elles. Dans chaque cas, le détenu a profité d'une extraction ou d'être en hôpital psychiatrique pour s'échapper.

Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Maison d'arrêt de Béthune (Pas-de-Calais), le 21 novembre 2016. Photo d'illustration.  (SEVERINE COURBE / MAXPPP)

Une loi des séries inexpliquée. Six détenus ont réussi à s’évader, lors des dix derniers jours. Mais il s’agit d’évènements très différents les uns des autres, survenus dans des régions distinctes.

Trois de ces détenus étaient en fait non pas incarcérés dans une cellule de prison mais hospitalisés en établissements psychiatriques, sans surveillance pénitentiaire, avec seulement une surveillance hospitalière. Ils ont fugué de leurs services psychiatriques. Deux autres ont, eux, profité de leur extraction médicale (de leur prison vers l’hôpital) pour prendre la fuite. Cela s’est passé à Béthune dans le Pas-de-Calais et à Saint-Quentin Fallavier en Isère. Le sixième a profité d’une extraction judiciaire. Il était transporté de la prison de Villeneuve les Maguelonne dans l’Hérault vers le tribunal d’Alès dans le Gard. L’homme s’est fait la belle lors d’une pause "pipi" sur le trajet.

Pas d'évasion "à la Rédoine Faïd"

Dans aucun de ces cas, il ne s’agit de "bris de prison", c’est-à-dire de réelle évasion "à la Rédoine Faïd". Les six détenus en question, toujours portés disparus, sont tous des détenus de droit commun : condamnés ou en attente de condamnation, impliqués dans des affaires de vols, de trafic de stupéfiants ou de violences conjugales.

Difficile de tirer de réelles conclusions de ces données. En 2018, en comptant les évasions lors d’extractions, les fugues d’établissements médicaux, les non-retours de permission et les réelles évasions avec "bris de prison", on parvenait à 15 personnes ayant réussi à s’échapper. Cette année, on en compte 10, dont la plupart se sont donc produites ces 10 derniers jours, sans que la Chancellerie ni la Direction de l’administration pénitentiaire ne puisse livrer d’explication particulière. Selon les syndicats de surveillants pénitentiaires, c’est la conséquence du manque de moyens sécuritaires de leurs équipes pour permettre les transferts de détenus.

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