Prisons : les surveillants en colère

La situation se tend à nouveau entre le gouvernement et le personnel pénitentiaire. Jeudi 31 janvier, les gardiens bloquent l'entrée de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne). Ils réclament une revalorisation de leur métier et de leur statut. 

FRANCE 3

L'air est glacial, mais rien ne pourrait entacher leur détermination. Ces hommes comptent bien bloquer la plus grande prison de France cette nuit, jeudi 31 janvier. Ils sont surveillants pénitentiaires à Fleury-Mérogis (Essonne). Parmi eux, Thomas Bernard, quatre ans de métier derrière lui. Chaque jour, il gère des détenus aux profils variés, et souvent difficiles. Terroristes, meurtriers, ou encore violeurs. "Je m'occupe de 90 personnes détenues par jour, raconte-t-il à France 3. On a un taux de sur-occupation dans cette maison d'arrêt de 150%."

Des coups et des menaces

En un mois sur sa coursive, il a déjà été agressé trois fois. Des coups, mais aussi des menaces envers sa famille. "Chaque jour on ne sait pas ce qui nous attend derrière la porte, nous ne sommes pas armés, d'aucune manière (...) On a un sifflet en cas d'alerte, accroché à notre ceinture", poursuit-il. Un métier difficile pour un salaire qui souvent, n'excède pas les 1 500 € net par mois.

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Un couloir de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne), le 29 octobre 2015. 
Un couloir de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne), le 29 octobre 2015.  (ERIC FEFERBERG / AFP)