Marseille : mobilisation des surveillants pénitentiaires des Baumettes pour dénoncer leurs conditions de travail

Les surveillants de la prison des Baumettes 2 manifestent mardi matin pour protester contre les dysfonctionnements et les tensions au sein du nouvel établissement pénitentiaire marseillais.

Des surveillants pénitentiaires de la prison des Baumettes 2, à Marseille, en décembre 2016.
Des surveillants pénitentiaires de la prison des Baumettes 2, à Marseille, en décembre 2016. (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

Le Syndicat pénitentiaire de surveillants organise un rassemblement, depuis 6h, mardi 6 juin, devant le centre pénitentiaire des Baumettes, à Marseille, afin de protester contre les conditions de travail et les dysfonctionnements aux Baumettes 2.

Tensions entre les détenus et le personnel

Ce nouvel établissement a accueilli les premiers détenus mi-mai, mais, selon Cyril Antolin, délégué régional du SPS, "il y a des problèmes de télé, des problèmes techniques de matériel, de mobilier" qui créent une forte tension entre les détenus et le personnel pénitentiaire.

Ces dysfonctionnements étaient connus bien avant l'ouverture, et la direction locale s'était engagée, au ministère de la Justice, à régler les problèmes bien avant que les Baumettes 2 ouvre, ça n'a pas été le cas, donc, aujourd'hui, les surveillants ont été envoyés à l'abattoir.Cyril Antolin, délégué régional du syndicat SPSà franceinfo

"Pour vous donner un exemple, jeudi dernier, un surveillant s'est pris une bouteille d'urine en plein visage, ce sont des mini-mutineries en bâtiment", explique Cyril Antolin. 

"De gros problèmes de ressources humaines"

"Au-delà des problèmes techniques, il y a aussi de gros problèmes de ressources humaines, des heures qui ne sont pas payées, ajoute le syndicaliste. Aujourd'hui, un surveillant ne peut pas avoir de vie familiale, il ne peut rien prévoir, il a son planning au jour-le-jour".

Le syndicat prévoit une opération escargot entre les Baumettes et la préfecture, où ses représentants devaient être reçus à 9 heures, avant un rassemblement devant l'Hôtel de ville de Marseille.