La France devrait être "très préoccupée par ses prisons", estime le premier président de la Cour de cassation

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Christophe Soulard, premier président de la Cour de cassation était l’invité des 4V sur France 2, à l’occasion de l’hommage national rendu à Robert Badinter, ce mercredi 14 février, place Vendôme. Il est également revenu sur les conditions de détention en France.
La France devrait être "très préoccupée par ses prisons", estime le premier président de la Cour de cassation Christophe Soulard, premier président de la Cour de cassation était l’invité des 4V sur France 2, à l’occasion de l’hommage national rendu à Robert Badinter, ce mercredi 14 février, place Vendôme. Il est également revenu sur les conditions de détention en France. (France 2)
Article rédigé par France 2
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Christophe Soulard, premier président de la Cour de cassation était l’invité des 4V sur France 2, à l’occasion de l’hommage national rendu à Robert Badinter, ce mercredi 14 février, place Vendôme. Il est également revenu sur les conditions de détention en France.

"Il [Robert Badinter] ne cherchait pas un poste pour un poste, il avait une conviction, il voulait faire passer des idées", pour Christophe Soulard, premier président de la Cour de cassation. Il rappelle que Robert Badinter "n’a pas été uniquement le ministre de l’abolition de la peine de mort. Il ne faut jamais oublier que de considérables réformes ont été adoptées lorsqu’il était ministre. Des réformes sur les juridictions d’exception qu’il a abolies, mais aussi des réformes tendant à faciliter les plaintes des victimes et à favoriser les indemnisations des victimes." Pour Christophe Soulard, l’homme "a évidemment sa place au Panthéon". Il salue son "courage" d’annoncer l’abolition de la peine de mort "sachant qu’une majorité de Français étaient contre".

Surpopulation carcérale 

Christophe Soulard a également alerté sur les conditions de détention en France : "Dans la situation actuelle des prisons françaises, il est difficile [pour un détenu] de devenir meilleur. Il faut s’imaginer qu’une prison française aujourd’hui, c’est une cellule surpeuplée avec des gens qui ont des matelas par terre parce qu’on n’a pas assez de lits, qui ne peuvent sortir qu’une heure dans la journée, qui peuvent prendre une douche de temps en temps." Selon lui, "la France doit être très préoccupée de ses prisons. Beaucoup l’ont dit, pas seulement Robert Badinter, la Cour européenne des droits de l’homme aussi l’a dit", rappelle-t-il.

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