Dans les Landes, la réinsertion de détenues passe par l’agriculture bio

Dans quelques semaines, des femmes détenues viennent finir leur peine à Tarnos dans les Landes, dans une ferme gérée par Emmaüs. Un premier pas vers la réinsertion.

France 3

"On parle souvent du choc carcéral, quand on intègre la prison. On oublie de dire que la sortie de prison est aussi et souvent une forme de choc. Travailler la terre pour des personnes qui sont allées d’échec en échec durant leur vie, c’est valorisant". Les mots sont de Gabi Mouesca, à l’origine de ce projet de ferme bio pour favoriser la réinsertion de femmes actuellement détenues. Et il sait de quoi il parle, lui qui a passé 17 ans en prison pour son action dans la lutte armée pour l'indépendance du Pays basque. Aujourd’hui, il accompagne les détenus dans leur réinsertion.  

Ce lieu est conçu et pensé comme un sas entre la prison et la liberté.

Gabi Mouesca

Directeur de la Ferme Emmaüs Baudonne  

Lutter contre la récidive 

Une douzaine de détenues venues de toute la France y effectueront la fin de leur peine. Elles passeront entre quatre mois et deux ans dans la ferme à cultiver des légumes en bio sur trois hectares et tenter de réapprendre à vivre normalement. Des femmes embauchées en CDD 26 heures par semaines et payées au Smic. Des conditions indispensables selon Gabi Mouesca pour les mettre dans des conditions qui ne les obligera pas à récidiver. Le ferme Emmaüs Baudonne devrait être prête à accueillir les premières détenues d'ici la fin de l'année.

France 3 Aquitaine présente la ferme à travers un reportage et un article complet.

Publiée par Ferme Emmaüs Baudonne sur Mardi 13 octobre 2020
Une ferme bio à Tarnos dans les Landes pour la réinsertion de détenues 
Une ferme bio à Tarnos dans les Landes pour la réinsertion de détenues  (France 3 Aquitaine)