Condé-sur-Sarthe : une agression imaginée de longue date par Michaël Chiolo ?

Un document confidentiel que s’est procuré France 3 révèle de nouveaux éléments sur Michaël Chiolo et Hanane Aboulhana.

FRANCE 3

En 2016, Michaël Chiolo est incarcéré à la maison d’arrêt de Besançon (Doubs). L’homme fait du prosélytisme dans la cour de promenade et tient des propos haineux. Ce comportement est jugé inquiétant par les surveillants, qui le placent sur écoute téléphonique. Au bout du fil sa compagne : Hanane Aboulhana, la jeune femme tuée dans la soirée du mardi 5 mars, au cours d’un assaut du raid à Condé-sur-Sarthe (Orne). 

Des échanges téléphoniques glaçants

Dans un document confidentiel de quatre pages que les équipes de France 3 se sont procuré, le personnel pénitencier alerte sa direction sur le contenu de ces écoutes : "il apparaît que la personne détenue, Chiolo, tient des propos qui s’avèrent alarmants par leur teneur à l’égard des personnels de la Maison d’Arrêt de Besançon, de la sécurité de la structure et de la sécurité intérieure." Dans une de ces conversations, Michaël Chiolo raconte à sa compagne que dans son sommeil, le diable lui a donné un ordre. Ces échanges téléphoniques sont glaçants, une raison pour laquelle dans la conclusion du document, le personnel pénitencier alerte à nouveau sur la dangerosité du détenu. Quelques mois plus tard, il est transféré à la prison de Condé-sur-Sarthe et passe à l’acte selon un scénario très proche de celui des écoutes.  

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Michaël Chiolo et sa femme se sont retranchés pendant près de dix heures au sein de l\'unité de vie familiale (UVF) de l\'établissement pénitentier de Condé-sur-Sarthe (Orne), le 5 mars 2019.
Michaël Chiolo et sa femme se sont retranchés pendant près de dix heures au sein de l'unité de vie familiale (UVF) de l'établissement pénitentier de Condé-sur-Sarthe (Orne), le 5 mars 2019. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)