Ehpad : "Il n'y a plus de rationnements de nourriture, ces cas n'existent plus aujourd'hui", assure le directeur général d'Orpea

Le groupe Orpea, qui gère plus de 350 établissements en France pour personnes âgées dépendantes, se défend aujourd'hui de toute maltraitance.

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Laurent Guillot, directeur général du groupe Orpea, le 23 novembre 2022 sur franceinfo. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

Dans les Ehpad Orpea, "il n'y a plus de rationnement de nourriture", assure leur nouveau directeur général, Laurent Guillot, sur franceinfo mercredi 23 novembre. Il reconnaît que "ces cas ont pu exister par le passé", comme le relate le livre Les Fossoyeurs, de Victor Castanet, paru en janvier dernier.

>> Plan de transformation d'Orpea : "C'est bien le moins qu'on puisse attendre après tout ce qui s'est passé", estime une association

Depuis le scandale révélé par l'ouvrage, le groupe privé spécialisé dans les établissements pour personnes âgées fait l'objet face à une avalanche de plaintes et à l'ouverture d'une enquête préliminaire, notamment pour "maltraitance institutionnelle".

Dans cette longue enquête, on peut lire que le coût pour Orpéa des repas donnés aux résidents se chiffrait à un euro seulement. "Il faut le voir dans sa globalité, on a une masse d'achats qui est importante, mais ce qui est important, c'est que ce coût de revient journalier s'élargit, il est en train de monter, au-delà de l'inflation", indique Laurent Guillot. Depuis que le scandale Orpea a éclaté, "ce qu'on a mis en place, c'est aussi beaucoup plus de capacité pour nos directeurs et nos cuisiniers de s'approvisionner de façon locale, de s'approvisionner en frais, et de travailler des produits qui sont de meilleure qualité".

"Nous avons des réglementations de nourriture collective qui font qu'on ne peut pas non plus faire de la cuisine de trois étoiles."

Laurent Guillot, directeur général du groupe Orpea

à franceinfo


Si le groupe "a progressé", il "a encore du travail à faire. Je ne suis pas en train de dire que j'ai tout révolutionné depuis que je suis arrivé [à ce poste], il y a quatre mois", affirme-t-il. Quant aux protections hygiéniques, limitées à trois par jour selon le livre-enquête, il y a aussi de l'amélioration. Selon lui, "il n'y a pas de limite sur les couches".

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