Pour un député UMP, les lits de prison devraient être des logements sociaux

Un élu de Haute-Savoie a déposé un amendement pour que les lits de prison soient comptabilisés parmi les logements sociaux.

Cellule neuve à la maison d\'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne), en 2006.
Cellule neuve à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne), en 2006. (ARNAUD JOURNOIS / MAXPPP)

POLITIQUE - Dormir en prison, est-ce œuvrer pour le bien des classes populaires ? Un député UMP de Haute-Savoie, Martial Saddier, a déposé un amendement à la loi sur le logement social, en discussion à l'Assemblée nationale depuis lundi 24 septembre. Son idée : que soient "comptabilisés comme autant de logements locatifs sociaux les lits d’hôpitaux, de prison, de gendarmerie, de soins de suite et de réadaptation".

Selon cet élu de l'opposition, membre de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire, "les lits de ces structures doivent être comptabilisés dans le quota des 25 % de logements sociaux, au regard de leur utilité éminemment sociale et des coûts supportés par les collectivités qui comprennent ces structures sur leur territoire". Tous les amendements UMP, dont celui-ci, ont finalement été rejetés lors de l'étude du texte, note BFMTV.

Le projet de la ministre du Logement, Cécile Duflot, sur "la mobilisation du foncier public en faveur du logement", discuté lundi et mardi en séance à l'Assemblée, comprend deux volets : la cession à bas prix, et parfois gratuite, de terrains de l'Etat aux collectivités ainsi que le passage de 20 à 25% du taux obligatoire de logements sociaux.