Vidéo Projet de loi de bioéthique : "Nous pourrons dès cet été avoir des femmes dans notre pays qui lanceront la procédure de PMA", assure Christophe Castaner

Publié Mis à jour
Article rédigé par
Radio France

Malgré l'opposition de la droite, le texte devrait être voté en ultime lecture le 29 juin, affirme le chef du groupe La République en marche (LREM) à l'Assemblée nationale. Le gouvernement prépare déjà les décrets, ajoute-t-il.

L'Assemblée nationale a, malgré l'opposition de la droite, voté mardi à nouveau l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes (81 voix contre 39, et 5 abstentions), mesure phare du projet de loi bioéthique examiné en nouvelle lecture avant son adoption définitive le 29 juin. "Nous pourrons dès cet été avoir des femmes, dans notre pays, qui lanceront la procédure de PMA", affirme mercredi 9 juin sur France Inter Christophe Castaner, chef du groupe La République en marche (LREM) à l'Assemblée nationale.

"Le texte devrait être définitivement voté dans une ultime lecture le 29 juin à l'Assemblée nationale", indique l'ancien ministre de l'Intérieur. "Olivier Véran a annoncé que le gouvernement travaillait en parallèle pour préparer les décrets. Nous pourrons dès cet été avoir des femmes dans notre pays qui lance la procédure pénale." 

Pas de passage en force du texte

La PMA ouverte à toutes les femmes était une promesse de campagne présidentielle d'Emmanuel Macron en 2017. Ce projet de loi permet la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires. Elle sera remboursée par la Sécurité sociale.

"Il a fallu prendre le temps d'écouter tout le monde et d'avancer", explique Christophe Castaner, qui nie tout "passage en force" comme a pu l'avancer Didier Sicard chez nos confrères du Figaro [article payant]. L'ancien président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) affirme que ce projet de loi est la "seule volonté du président de la République de vouloir faire passer un texte". "Ce n'est pas le cas", répond le chef de groupe de la majorité au Palais Bourbon. "Nous avons pris le temps, le temps du dialogue, le temps de l'échange, un temps un peu long. [...] Je comprends que pour celles qui attendaient, que ce soit long, mais en même temps, c'est un choix qui déchire et qui divise dans la société".

Concernant la gestation pour autrui (GPA), Christophe Castaner a tenu à affirmer la position du groupe de parlementaires de la majorité : "C'est la commercialisation du corps, ce qui n'a strictement rien à voir avec la PMA."

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.