Loi de bioéthique : des associations LGBT+ demandent au CSA d'être vigilant sur les débats autour de la PMA

Ces associations demandent au CSA de "veiller à faire respecter une représentativité équilibrée" des discours pro et anti-PMA sur toutes à la télévision et à la radio.

Une pancarte en soutien à la PMA pour toutes est brandie lors de la Marche des fiertés, à Paris, le 29 juin 2019.
Une pancarte en soutien à la PMA pour toutes est brandie lors de la Marche des fiertés, à Paris, le 29 juin 2019. (ESTELLE RUIZ / NURPHOTO / AFP)

Des associations ont demandé, mardi 27 août, au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) de "porter une attention toute particulière" aux débats autour l'élargissement de la PMA à toutes les femmes, prévu dans le projet de loi de bioéthique. "Nous n'accepterons pas que nos familles, nos proches et surtout nos enfants aient à subir une fois de plus, la haine d'opposant-e-s radicaux, à longueur d'antennes", écrivent dans une lettre ces organisations, qui œuvrent pour la plupart à la défense des droits des personnes LGBT+ (lesbiennes, gays, bis, trans, intersexes et queer), en référence aux débats autour de l'adoption du mariage pour tous en 2013.

Plusieurs mouvements conservateurs qui s'étaient dressés contre le mariage pour tous, dont La Manif pour tous ou Alliance Vita, sont opposés à la PMA pour toutes. Ils ont appelé à manifester contre la mesure le 6 octobre. Dans leur lettre, les associations LGBT+ demandent au CSA de rappeler aux télés et radios "leurs obligations à ne pas se rendre complices explicitement ou et implicitement, de toute manifestation à caractère sexiste ou LGBTphobe", de sanctionner tout "débordement" de cette nature et de "veiller à faire respecter une représentativité équilibrée".

Plusieurs de ces associations (comme l'Association des parents et futurs parents gays et lesbiens, Les Enfants d'arc-en-ciel ou encore l'Inter-LGBT) ont été reçues mardi à l'Assemblée nationale par la Commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi relatif à la bioéthique. Le texte sera étudié fin septembre par les députés.