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"Ce n’est pas une différence qui se souligne", témoigne une mère de famille après deux recours à la PMA

La procréation médicale assistée (PMA) devient une norme parmi les autres, alors qu'une étude montre qu'un enfant sur trente en France est conçu grâce à une technique médicale. Le chiffre est même plus élevé selon des associations.    

Article rédigé par
avec France Inter - Thibault Lefèvre
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le pôle fécondation in vitro à l'hôpital mère-enfant de Lorient (Morbihan). (MAXPPP)

La procréation médicalement assistée (PMA) doit-elle être étendue aux femmes seules et aux couples de femmes ? C'est l'une des questions au coeur des États généraux de la bioéthique, dont la synthèse doit être remise aux Parlementaires mardi 5 juin. Les élus pourront se nourrir de ce rapport, mais aussi des chiffres de l'Instititut des études démographiques (Ined), qui montrent qu'un enfant sur trente est conçu grâce à la PMA en France.

Une norme parmi d'autres

Marion a trois garçons : l’aîné a 13 ans et demi et les jumeaux sont âgés de 10 ans. Deux tentatives de procréation médicalement assistée, deux réussites et aucun débat, selon cette mère de famille, qui indique qu’"il n’y a jamais d’ombre sur la manière dont ils ont été conçus". "Ce n’est même plus un sujet", affirme-t-elle. Récemment, on a demandé à l'un de ses fils, raconte Marion, en quoi il était différent des autres à l’école. Il a répondu qu’il était dyslexique. Comme quoi, la PMA ne pose pas de problème, affirme-t-elle. "Ce n’est pas une différence qui se souligne."

Les PMA hors de France non prises en compte

Les enfants de Marion sont nés en Belgique et ils ne comptent pas dans les statistiques de l'Ined. Il y a donc, en France, plus d'un enfant sur trente nés d'une PMA, calcule Alexandre Urwitz, le président de l'association des familles homoparentales. "Ce chiffre intègre uniquement les PMA faites en France et non pas celles réalisées dans les pays voisins comme l’Espagne ou la Belgique, indique-t-il. Or, il y a un grand nombre de femmes lesbiennes ou de femmes célibataires qui se rendent à l’étranger pour réaliser des PMA."

En France, la PMA est réservée aux couples hétérosexuels dont un des membres est stérile. Une future loi sur la bioéthique est prévue pour 2019.  

"Ce n’est pas une différence qui se souligne", témoigne une mère de famille, qui a eu recours à la PMA - un reportage de Thibault Lefèvre
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