Nucléaire : le gouvernement veut trouver 100 000 personnes à former pour soutenir la filière

Avec au moins 6 EPR à construire et des centrales à prolonger, l'industrie nucléaire, qui a fourni plus de 60% de l'électricité en France en 2022, est confrontée à d'immenses défis, industriels mais aussi humains.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Un ouvrier sur le chantier de construction du réacteur troisième génération de Flamanville (Manche), le 14 juin 2022. (SAMEER AL-DOUMY / AFP)

Gouvernement cherche ingénieurs, chaudronniers et soudeurs pour le nucléaire. La filière a 100 000 personnes à trouver et à former dans les 10 ans pour soutenir la relance de l'atome en France, selon une note remise vendredi 21 avril au gouvernement. Avec au moins 6 EPR à construire et des centrales à prolonger, l'industrie nucléaire, qui a fourni plus de 60% de l'électricité en France en 2022, est confrontée à d'immenses défis, industriels mais aussi humains.

Annoncée en février 2022 par Emmanuel Macron, la relance du nucléaire s'annonce comme "l'un des programmes industriels les plus importants pour notre pays depuis les années 1990", souligne le Groupement des industriels français de l'énergie nucléaire (Gifen) dans une étude qui doit être remise à la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher et à son homologue à l'Industrie Roland Lescure.

Tous les niveaux concernés par ce recrutement

La filière, qui compte actuellement 220 000 emplois, s'attend à voir le volume de travail nécessaire croître de 25% dans la prochaine décennie dans une vingtaine de domaine. Dans le détail, la filière devra compter sur "60 000 recrutements équivalents temps plein" dans ses métiers cœur, dont la "moitié pour répondre au renouvellement des départs en retraite ou vers d'autres secteurs économiques", précise le rapport.

"Le gros de l'effort sur cette croissance de l'emploi" portera en particulier sur les fournisseurs, et ce alors "qu"ils ne bénéficient pas toujours de la même attractivité que les grands groupes", a souligné Olivier Bard, délégué général du Gifen lors d'une présentation à la presse. "On va recruter à tous les niveaux, du bac pro aux ingénieurs", a encore souligné le ministère de la Transition énergétique.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.