Non, Tesla n'envisage pas de s'installer à Fessenheim

D'après Ségolène Royal, le patron de l'entreprise américaine "n'a pas dit non" lorsqu'elle lui a proposé de s'installer sur le site de la centrale nucléaire alsacienne. Le constructeur assure qu'il "n'a pas de projet d'implantation en Europe à ce jour".

La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), le 8 décembre 2015.
La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), le 8 décembre 2015. (PATRICK SEEGER / DPA)
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Thomas BaïettoFrance Télévisions

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Des voitures électriques pour remplacer le nucléaire à Fessenheim (Haut-Rhin). C'est l'idée lancée mardi 5 avril par la ministre de l'Environnement et de l'Energie, Ségolène Royal, alors que la procédure de fermeture de la plus vieille centrale de France doit démarrer cette année"Les gens s'y attendent maintenant, mais il faut quand même proposer quelque chose (...), il faut donner un espoir au territoire. Mon idée, [c'est] de faire venir une usine Tesla", a-t-elle déclaré.

A l'entendre, l'entreprise américaine, qui développe des véhicules électriques haut de gamme, est partante. La ministre en a parlé à son fantasque patron, Elon Musk, qui, a-t-elle précisé, veut construire une usine en Europe et hésite entre l'Allemagne et la France. "Je lui ai dit 'j'ai un endroit pour vous, Fessenheim'", a-t-elle raconté, précisant qu'elle rencontrerait "dans dix jours" les dirigeants de l'entreprise. "Il n'a pas dit non. Qui ne risque rien n'a rien !" ajoute la ministre.

"Nous pourrions construire une usine en Alsace"

La rumeur d'une installation du groupe dans la région n'est pas nouvelle. En février, Elon Musk parlait de l'Alsace dans une vidéo du blog spécialisé Automobile Propre"C'est de la pure spéculation, mais nous pourrions construire une usine en Alsace. C'est à moitié-allemand, à moitié-français. Mais ce n'est pas une prédiction", lance-t-il, après avoir expliqué qu'il serait "logique" pour son groupe de construire une usine en Chine et une en Europe.

Cette petite phrase n'est pas lancée au hasard. Comme l'expliquent Les Echos, la région courtise depuis deux ans l'entreprise, en s'appuyant sur les Alsaciens qui y travaillent et sur sa situation de carrefour de l'Europe. Un effort qui n'a pas payé pour le moment, malgré les déclarations de Ségolène Royal. Contacté par francetv info, un porte-parole du groupe rappelle que "Tesla Motors n’a pas de projet d’implantation en Europe à ce jour".