Michel Sapin défend l'accord électoral PS-EELV

Le député socialiste, Michel Sapin, a affirmé dimanche que l'accord passé pour 2012 entre son parti et Europe Ecologie-Les Verts créait un socle solide, favorable au candidat du PS, François Hollande.

Michel Sapin participe à la session de questions au gouvernement à l\'Assemblée nationale, à Paris, le 25 mars 2009.
Michel Sapin participe à la session de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 25 mars 2009. (AFP - Jacques Demarthon)

Le député socialiste, Michel Sapin, a affirmé dimanche que l'accord passé pour 2012 entre son parti et Europe Ecologie-Les Verts créait un socle solide, favorable au candidat du PS, François Hollande.

Au terme d'une semaine de discussions pour le moins houleuses entre socialistes et verts, le député des Hauts-de-Seine, Michel Sapin, chargé par ailleurs du projet présidentiel du candidat PS, s'est montré rassurant dimanche, lors de l'émission BFMTV 2012-RMC-Le Point.

Selon lui, "la conclusion de l'accord entre PS et EELV permet d'avoir des "forces rassemblées".

Une campagne n'est pas un long fleuve tranquille

"Cette semaine était une semaine où nous avons travaillé (à) un rassemblement de forces politiques, qui ne sont pas seulement un parti socialiste derrière son candidat", a expliqué l'ancien ministre des Finances.

"Les votes ont eu lieu dans les deux partis. Ces forces sont rassemblées. Cela crée un paysage solide sur lequel François Hollande peut aujourd'hui s'appuyer pour continuer cette campagne avant d'ouvrir la campagne elle-même qui se fera avec son projet présidentiel", a-t-il poursuivi.

Pour ce proche de François Hollande, les soubresauts politiques n'ont rien de surprenant. "Est-ce qu'une campagne se déroule toujours comme ça, de manière linéaire ?", a-t-il questionné. "Il y a des moments, il y a des passages des périodes qu'il faut savoir gérer les unes après les autres", a-t-il assuré.

Place à l'action

Interrogé sur l'équipe de campagne du candidat socialiste, M. Sapin a affirmé : "Chacun est à sa place, chacun doit jouer son rôle. Maintenant on agit".

Relancé enfin sur ses précédentes déclarations selon lesquelles "l'idée de prendre une décision qui va faire mal" faisait "mal" à M. Hollande et le poussait à "toujours chercher le consensus", M. Sapin a fait valoir : "Aujourd'hui je sais qu'il est en situation de faire du mal".