Le nucléaire : une transition sur 30 ans

Avec l'arrêt du réacteur numéro 1 de Fessenheim (Haut-Rhin), c'est un long processus de transition vers la sortie progressive du nucléaire qui s'est enclenché. Mais cela sera long et coûteux. Le journaliste de franceinfo, Jean-Christophe Batteria, fait le point en plateau.

"Avec 70 % ou 72 % de notre électricité qui provient du nucléaire, la France est largement championne du monde dans le domaine", précise Jean-Christophe Batteria. Car à titre de comparaison, les autres pays qui suivent la France sont à 50 % d'électricité d'origine nucléaire. 50 %, c'est d'ailleurs le chiffre qui a été fixé pour réduire la puissance nucléaire de 20 % d'ici 15 ans. Il n'y aura pas de fermeture complète, mais la mise à l'arrêt de réacteurs complets. Au total, 12 sur les 58 qui restent.

40 ou 96 milliards ?

Sur quels critères les réacteurs vont-ils être démantelés ? "L'âge notamment, avance Jean-Christophe Batteria. Au départ créés pour durer 30 ans, ils se sont améliorés au niveau de leur pilotage automatique notamment, mais ils ont leur âge", poursuit le journaliste. La centrale du Tricastin (Drôme et Vaucluse) devrait être la prochaine sur la liste. Quant au budget, il est difficile à prévoir. Découper une cuve sous l'eau reste très cher. Selon EDF, il faudra 40 milliards d'euros pour les 12 prochains réacteurs, mais selon un rapport parlementaire, il faut davantage tabler sur 96 milliards d'euros au total. Soi 2,4 fois plus lourd. Pour les remplacer, le biogaz est une solution, tout comme les éoliennes, un secteur dans lequel la France est encore en retard.

>> Le réacteur numéro 1 a été arrêté à Fessenheim

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Une banderole déployée par des militants de Greenpeace sur un réacteur de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), le 18 mars 2014.
Une banderole déployée par des militants de Greenpeace sur un réacteur de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), le 18 mars 2014. (SEBASTIEN BOZON / AFP)