Greenpeace, dix ans d’intrusion dans les centrales nucléaires

Des militants de l'ONG de protection de l'environnement ont investi la centrale du Tricastin. C'est loin d'être une première pour Greenpeace, habitué des actions spectaculaires.

Un militant de Greenpeace survole la centrale de Le Bugey, le 2 mai 2012.
Un militant de Greenpeace survole la centrale de Le Bugey, le 2 mai 2012. (LAGAZETA/GREENPEACE INTERNATIONAL/SIPA)
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L'intrusion de Greenpeace à la centrale du Tricastin (Drôme), lundi 15 juillet, n'est pas une grande première. L'organisation écologiste est rodée à ce genre d'opération coup de poing. Retour sur les précédents faits d'armes de ses militants.

Mai 2012, Bugey : un militant atterrit en parapente 

Le survol d'une centrale nucléaire est interdit dans un rayon de 10 km et à moins de 1 000 m de hauteur. En mai 2012, un militant de Greenpeace réussit toutefois à survoler et atterrir dans la centrale du Bugey (Ain) en parapente à moteur. Il a tout juste le temps de placer un fumigène sur l'un des toits avant d’être arrêté. Le but : montrer la vulnérabilité des centrales nucléaires face aux attaques aériennes. Les autorités ont cependant estimé que l'interpellation rapide du militant avait prouvé l’efficacité du système d’alerte de la centrale.

Décembre 2011, Cruas : ils échappent à la sécurité pendant 14 heures

Après la catastrophe de Fukushima, l’organisation écologiste tente une action coup de poing le 5 décembre 2011. Elle échoue à s’introduire à Chinon (Indre-et-Loire), Cadarache (Bouche-du-Rhône) ou dans le Blayais (Gironde), mais parvient à pénétrer les centrales de Nogent-sur-Seine (Aube) et de Cruas (Ardèche). Dans cette dernière, deux militants réussissent à occuper une zone de stockage durant 14 heures sans se faire remarquer. L'ONG nargue même les autorités en publiant une vidéo des deux hommes avant qu'ils soient repérés.



Mars 2007, Belleville-sur-Loire : des militants escaladent la tour de refroidissement

En pleine campagne présidentielle, douze militants de Greenpeace escaladent l'une des deux tours de refroidissement de la centrale de Belleville-sur-Loire (Cher). Ils y peignent le slogan ''EPR = danger", en référence à la construction à venir d’un réacteur pressurisé à Flamanville (Manche), à laquelle ils s’opposent.

 

L\'action de Greenpeace à la centrale de Belleville-sur-Loire, le 27 mars 2007.
L'action de Greenpeace à la centrale de Belleville-sur-Loire, le 27 mars 2007. (ALAIN JOCARD / AFP)

En octobre 2007, six militants étaient déjà montés sur une tour de refroidissement à Dampierre-en-Burly (Loiret), avec l'intention d’y peindre une ampoule à économie d’énergie. 



Décembre 2003, Penly : 45 occupants pendant quatre heures

Le 4 décembre 2003, 45 militants de Greenpeace pénètrent dans la centrale de Penly (Seine-Maritime) et y restent pendant quatre heures. A l'extérieur, une quinzaine de militants déploient des répliques d’éoliennes de quatre mètres de haut et des affiches "Pas d’EPR, du vent".

Les militants de Greenpeace, le 4 décembre 2003 à la centrale de Penly.
Les militants de Greenpeace, le 4 décembre 2003 à la centrale de Penly. (BEAUFILS/SIPA)