Explosion en Russie : la radioactivité a dépassé jusqu'à 16 fois le niveau habituel

Les taux mesurés ne présentent toutefois pas de risque pour la santé, selon les seuils fixés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

La base militaire de Nyonoska dans la région d\'Arkhangels, en Russie, le 9 novembre 2011.
La base militaire de Nyonoska dans la région d'Arkhangels, en Russie, le 9 novembre 2011. (AFP)

Le taux de radioactivité après l'explosion survenue sur une base d'essais de missiles dans le Grand Nord a dépassé jusqu'à 16 fois le taux habituel, a annoncé mardi 13 août l'agence russe de météorologie, sans pour autant que ce taux présente un danger pour la santé. 

Le 8 août 2019 à 12 heures (9 heures GMT), soit juste après l'explosion, "six des huit capteurs de Severodvinsk ont enregistré des dépassements de la puissance des doses de radiation (qui a alors été) de quatre à seize fois supérieure à celle habituelle", a annoncé l'agence russe de météorologie Rosguidromet dans un communiqué. L'agence précise que ces niveaux de radioactivité ont rapidement baissé pour revenir à la normale dans l'après-midi.

Le jour de l'accident, qui avait fait cinq morts, un responsable local de la défense civile avait déclaré à l'agence de presse russe TASS que le niveau de radiation était monté jusqu'à deux microsieverts par heure pendant trente minutes. Ces taux ne présentent toutefois pas de risque pour la santé, l'organisation mondiale de la santé (OMS) estimant par exemple que les risques de cancer peuvent augmenter à partir de 50 000 microsieverts reçus.