Crise énergétique en Europe : l'Allemagne va prolonger deux centrales nucléaires et blâme la France

Alors que de nombreux réacteurs nucléaires français sont à l'arrêt, l'Allemagne a annoncé que deux centrales du sud du pays resteraient opérationnelles cet hiver.

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Le ministre allemand de l'Economie, Robert Habeck, à la sortie d'une conférence de presse à Berlin (Allemagne), le 27 septembre 2022. (MICHAEL KAPPELER / DPA / AFP)

L'Allemagne confirme son attachement à l'énergie nucléaire pour affronter la crise énergétique. Le ministre allemand de l'Economie, Robert Habeck, a annoncé mardi 27 septembre que deux centrales nucléaires allemandes resteraient opérationnelles durant l'hiver 2023, en raison de l'indisponibilité de nombreux réacteurs français. Pour assurer l'approvisionnement énergétique en Allemagne, "la centrale Isar 2 (près de Munich) et celle de Neckarwestheim (sud-ouest) vont rester branchées au premier trimestre 2023", en raison de "la situation en France plus mauvaise que prévue", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Berlin.

Le ministre écologiste va ainsi plus loin que ce qui était prévu il y a encore quelques semaines : le 5 septembre dernier, il avait annoncé qu'il voulait maintenir en veille, jusqu'au printemps 2023, ces deux centrales, et les utiliser en dernier recours seulement, en cas de situation d'urgence énergétique.

Des affirmations d'EDF "souvent trop positives"

Mais, s'appuyant sur des scénarios électriques pour l'hiver en France, présentés le 14 septembre dernier, Robert Habeck a estimé que la situation était pire que ce qui était prévu jusqu'ici. Enfonçant le clou, il a affirmé que "par le passé, les affirmations de l'exploitant EDF s'étaient avérées souvent trop positives".

La décision de prolonger ces deux centrales allemandes confirme la volte-face déjà opérée le 5 septembre dernier par le ministre écologiste, dont le parti est historiquement profondément anti-nucléaire. Robert Habeck était alors revenu sur leur fermeture définitive prévue pour fin 2022, selon un calendrier de sortie du nucléaire décidé par Angela Merkel après la catastrophe de Fukushima, au Japon, en 2011.

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