Centrale du Tricastin : l'Autorité de sûreté nucléaire d'accord pour prolonger la durée de vie d'un réacteur au-delà de 40 ans, une première

Cette décision a été prise à l'issue du quatrième réexamen périodique de ce réacteur situé dans la Drôme.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Des réacteurs de la centrale nucléaire du Tricastin, à Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme), le 17 juillet 2022. (CAROLINE PAUX / HANS LUCAS / AFP)

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a rendu un avis positif à EDF pour prolonger de dix ans la durée d'exploitation du réacteur numéro 1 de la centrale de Tricastin (Drôme), selon un avis consulté par l'AFP lundi 21 août. Il s'agit du "premier réacteur du parc nucléaire français sur lequel l'ASN prend position à l'issue de son quatrième réexamen périodique, soit après environ 40 années de fonctionnement", peut-on lire dans cet avis publié le 10 août.

Cette décision signifie que "le réacteur peut continuer à fonctionner jusqu'à son prochain examen" et donc sa prochaine visite décennale, a déclaré à l'AFP Yves Guannel, chef du bureau "agressions et réexamens de sûreté" à la direction des centrales nucléaires de l'ASN.

L'EDF mène des travaux en ce sens

En 2021, l'ASN avait pris position sur la phase générique du quatrième réexamen périodique des réacteurs de 900 MW, comme ceux du Tricastin, "qui portait sur les points communs à tous ces réacteurs", rappelle-t-elle dans cet avis. L'ASN avait ainsi "considéré que l'ensemble des dispositions prévues par EDF et celles qu'elle avait prescrites ouvraient la perspective d'une poursuite de fonctionnement de ces réacteurs pour les dix ans qui suivent leur quatrième réexamen périodique".

Après un examen approfondi propre au réacteur du Tricastin, "l'ASN considère que les conclusions du quatrième réexamen périodique du réacteur, les actions prévues par EDF et celles prises en réponse à la décision de l'ASN (...) permettent d'atteindre les objectifs fixés pour ce réexamen périodique", assure l'ASN dans cet avis, confirmant des informations révélées par Les Echos

Cette prolongation a été rendue possible par les travaux entrepris par EDF dans le cadre de son programme "Grand carénage". En février, l'Elysée avait annoncé le "lancement d'études permettant de préparer la prolongation de la durée de vie des centrales existantes à 60 ans et au-delà", en attendant la construction de réacteurs EPR2 de nouvelle génération.

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