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Notre-Dame-des-Landes : la destruction des habitations a commencé

Les opposants à la construction du futur aéroport Grand Ouest, près de Nantes, pourraient ne plus pouvoir revenir. La destruction des habitations qu'ils squattent depuis trois ans pour protester contre le projet a commencé mercredi matin.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
  (Stephane Mahe Reuters)

Ils avaient appelé à une "réoccupation" si la police les délogeait, mais la
lutte des opposants au projet d'aéroport grand ouest pourrait bien s'achever
aujourd'hui, après trois ans d'actions. Ou du moins prendre une autre forme que l'occupation du site où il
doit être construit dès 2013.

Une première habitation
détruite mercredi matin

Mercredi, au lendemain de
l'évacuation des 150 squatteurs
, des agriculteurs visés par une procédure d'expropriation
et des militants proches des mouvances anarchistes, les pelleteuses ont commencé leur
ouvrage.

Un peu après 9 heures, sous
haute surveillance policière, les engins se sont attaqués à la ferme "Les
Planchettes", une des onze habitations occupées illégalement, pour lesquelles le préfet avait indiqué la veille qu'elles allaient
être démolies, "certaines dans les deux ou trois jours, d'autres d'ici
une quinzaine de jours
", en raison de "présence d'amiante ".

Important dispositif
policier

Le dispositif déployé
dans la matinée est à la hauteur de la détermination du préfet à faire preuve
de "ténacité " face à celle des occupants illégaux. C'est ce qu'il
expliquait à France Info mardi :

Tout le périmètre a ainsi
été sécurisé par les forces de l'ordre, tandis que des barrages limitent
l'accès aux habitants et aux journalistes. Selon des riverains, les cars
scolaires qui y passent habituellement ne sont plus autorisés à y pénétrer
depuis la veille.

Le futur aéroport
devrait remplacer en 2017, à 30 kilomètres au nord de Nantes, l'actuel aéroport
de Nantes Atlantique
, situé au sud de l'agglomération. Déclaré d'utilité
publique par l'Etat et soutenu par les collectivités locales socialistes, il
est contesté notamment par EELV et le Modem.

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