Mobilisation pour le pouvoir d'achat et les salaires : le point sur les manifestations

Quelque 170 rassemblements sont prévus à l'appel des syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires, alors que le pouvoir d'achat est l'un des thèmes de cette campagne présidentielle.

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Radio France
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Des manifestants rassemblés à Marseille, le 27 janvier 2020. (CHRISTOPHE SIMON / AFP)

Des manifestations sont prévues dans toute la France jeudi 27 janvier pour réclamer des hausses de salaires, alors que le pouvoir d'achat est l'un des thèmes de cette campagne présidentielle. Le point sur les manifestations à 16 heures avec le réseau France Bleu :

Auvergne-Rhône-Alpes :

Plusieurs centaines de personnes ont participé à la manifestation interprofessionnelle en faveur du pouvoir d'achat à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Le cortège s'est élancé en milieu de matinée en direction de la place des Carmes.

À Saint-Étienne (Loire), environ un millier de manifestants ont défilé jeudi entre 12 heures et 14 heures dans les rues. "On met à manger sur la table, on se chauffe, on paye notre loyer, mais pour tout le reste, c'est compliqué", a expliqué un syndicaliste.

Environ 150 personnes ont défilé jeudi matin à Privas (Ardèche), selon les chiffres de la police.

Bretagne :

Les organisateurs de la manifestation à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) annoncent un millier de personnes dans le cortège, au départ du parc des Promenades. Parmi les slogans, on peut lire : "Pour changer le rapport des forces c'est l'offensive de l'ensemble des travailleurs qu'il faut préparer !"

Plus de 2 000 personnes ont défilé dans les rues de Rennes (Ille-et-Vilaine) pour réclamer des hausses de salaires. "On est tous dans le même cas, on voit bien qu'on perd du pouvoir d'achat et qu'on ne s'en sort plus en travaillant", a dénoncé un manifestant.

À Quimper (Finistère), 550 manifestants ont défilé, selon les chiffres de la police.

Centre Val de Loire

Près de 400 personnes ont manifesté le matin à Châteauroux (Indre). "Avec 1 000 euros de retraite par mois, j'ai du mal à m'en sortir", a confié un retraité venu manifester.

À Tours, environ 1 100 personnes ont manifesté dans la principale ville d'Indre-et-Loire. "C'est la première fois que je manifeste", a expliqué à France Bleu une manifestante. "Cela fait quinze ans que je touche quasiment le même salaire, à savoir un peu plus de 1 300 euros par mois."

Hauts-de-France :

Près de 400 manifestants sont descendus dans la rue à Valenciennes (Nord) pour défendre les salaires ce jeudi matin place D'armes. Des appels à la grève ont aussi été lancés dans les usines du Valenciennois.

Plusieurs milliers de manifestants ont défilé dans l'après-midi dans les rues de Lille (Nord).

Grand Est :

Environ 400 personnes se sont mobilisées à Reims (Marne) pour défendre leur pourvoir d'achat. Entre 200 et 300 personnes ont manifesté à Epinal (Vosges) pour dénoncer les bas salaires, derrière le slogan "Non à la régression sociale". Plus de 200 manifestants réclament une augmentation des salaires, du Smic et des retraites à Belfort (Territoire de Belfort). Un autre rassemblement était prévu à 14 heures à Montbéliard.

Normandie :

Le cortège de Caen (Calvados) s'est élancé vers 15 heures depuis la place Saint-Pierre.

De nombreux secteurs étaient représentés à Cherbourg (Manche) à la manifestation pour le pouvoir d'achat, dont des enseignants, des personnels de santé, des retraités, ouvriers et salariés. Le cortège était composé de 900 personnes depuis la place Napoléon jusqu'au centre-ville. Parmi les slogans, on pouvait lire sur les pancartes : "Augmentez nos salaires, augmentez nos pensions" ou encore "Macron, rends-nous le pognon." Des slogans scandés par les manifestants qui dénonçaient une baisse de leur pouvoir d’achat.

Nouvelle-Aquitaine :

Environ 200 manifestants se sont rassemblés devant la préfecture à Guéret, dans la Creuse. Les manifestants ont brandi des drapeaux des syndicats à l'appel de la mobilisation interprofessionnelle. Interrogé par France Bleu Creuse, Valentin 21 ans, étudiant et futur assistant social, venu défendre son futur emploi : "On est anxieux pour l'avenir, ce qu'on nous propose c'est un SMIC à 1 200 euros, ça ne suffit pas pour vivre !"

Entre 1 000 et 1 500 manifestants ont battu le pavé à Limoges (Haute-Vienne) pour défendre l'emploi et les salaires. "Qui sème la misère récolte la colère", "Blanquer à Ibiza, les étudiants au forçat", "non à la sélection sociale dans nos lieux d'études", pouvait-on lire sur les pancartes.

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté dans le centre-ville de Périgueux, en Dordogne.

Occitanie

À Montpellier (Hérault), 2 000 manifestants selon les syndicats et 1 100 selon la police ont défilé à la pause déjeuner.

PACA :

À Nice, dans les Alpes-Maritimes, plus d'un millier de manifestants ont répondu à l'appel de nombreux syndicats. Les manifestants empruntent la Promenade des Anglais.

À Avignon (Vaucluse), plusieurs centaines de manifestants ont défilé jeudi matin.  Le cortège est arrivé un peu avant 12 heures place de l'Horloge, après une déambulation assez calme.

Pays de la Loire

Près de 500 personnes ont manifesté entre 12 heures et 14 heures à Laval (Mayenne). "On espère de vraies revalorisations salariales, on veut le dégel du point d'indice des fonctionnaires et une augmentation du Smic à 1 450 euros nets", a déclaré à France Bleu Mayenne Sébastien Lardeux, secrétaire départemental Force Ouvrière.

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