VIDEO. Nantes : le père descendu de sa grue explique son geste

Nicolas Moreno était l'un des deux pères qui dénonçait les conditions de garde d'enfants pour les papas divorcés. Selon lui, "le tarif de base pour un papa, c'est un week-end sur deux".

France 3 Pays de la Loire

Il était venu soutenir un autre homme, resté retranché sur une grue de Nantes (Loire-Atlantique) pour dénoncer les conditions de garde d'enfants pour les pères. Nicolas Moreno était lui aussi monté sur une grue. Il en est redescendu samedi 16 février, à 17 heures.

Interrogé par des journalistes qui l'attendaient au pied de la grue, il a refusé de qualifier son geste de "désespéré" et a affirmé qu'il ne souhaitait pas changer la loi. "Il y a des lois qui sont très très bien faites : le Code civil et le Code pénal. On souhaite simplement qu'ils soient appliqués équitablement", a-t-il expliqué.

"Le tarif de base pour un papa, c'est un week-end sur deux, en réalité c'est quatre jours sur trente. Eh bien voilà, a-t-il arrondi, il vous reste un dixième de la résidence du droit de visite et d'hébergement de vos enfants. Il estime que "ce jugement de base, c'est un jugement violent, ça vous retire neuf dixièmes du temps de votre enfant (...) Cette justice est basée sur la violence."

Nicolas Moreno, l\'un des pères qui était, lui aussi, monté sur une grue pour soutenir un autre, qui dénonçait les conditions de garde pour les papas divorcés, à Nantes (Loire-Atlantique), le 16 février 2013.
Nicolas Moreno, l'un des pères qui était, lui aussi, monté sur une grue pour soutenir un autre, qui dénonçait les conditions de garde pour les papas divorcés, à Nantes (Loire-Atlantique), le 16 février 2013. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)