Mariage pour tous : Gérald Darmanin reconnaît s'être "trompé" en s'opposant à la loi Taubira

Dans une interview à "La Voix du Nord", le ministre de l'Intérieur estime que "les craintes qui avaient été exposées par la droite, et notamment dans ma famille politique, étaient infondées".
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à Paris, le 20 avril 2023. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

"Je me suis trompé." Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a reconnu qu'il avait commis une erreur en s'opposant il y a dix ans à la loi autorisant le mariage pour tous, dans un entretien publié vendredi 21 avril par La Voix du Nord. "Si c'était à refaire, je voterais le texte", affirme l'ancien maire de Tourcoing, qui avait déclaré en 2013 qu'il ne marierait pas de couples de même sexe. "Dix ans après, j'ai pu constater que le mariage homosexuel, comme l'adoption par les couples homosexuels, ne changent rien et que les craintes qui avaient été exposées par la droite, et notamment dans ma famille politique, étaient infondées", ajoute l'ex-membre des Républicains dans cet entretien.

"L'important, c'est l'épanouissement de l'enfant et l'amour porté par les parents, quelle que soit la structure familiale : homosexuelle, hétérosexuelle ou monoparentale."

Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur

à "La Voix du Nord"

Lutter contre les violences homophobes

Par ailleurs, pour contrer la hausse de 10% en 2022 "des infractions liées à l'orientation sexuelle de la victime", le ministre de l'Intérieur entend mettre en œuvre une série de mesures. Parmi elles, la formation des policiers et gendarmes "déja en poste", alors que "depuis cette année, 100% des policiers et gendarmes ont dans leur formation un module sur les violences contre les personnes LGBT"

Le ministre affirme "se donner un an" pour que "l'intégralité des policiers et gendarmes passe au moins une journée ou une demi-journée à comprendre qu'il y a des qualifications spécifiques dans le droit et qu'il faut pouvoir accompagner les victimes". L'objectif est aussi "d'installer des référents partout".

Il sera aussi question de "cartographier les lieux où il y a le plus de violences faites aux personnes LGBT" pour être "plus présents via une politique de vidéoprotection", "davantage de policiers nationaux à certaines heures", mais aussi "de liens avec les patrons de bars et de discothèques qui peuvent donner des renseignements pour intervenir".

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