Les anti-mariage pour tous saisissent la justice pour défiler sur les Champs-Elysées

La préfecture de Paris refuse qu'ils défilent sur l'avenue parisienne, mais n'interdit pas la manifestation de dimanche.

Frigide Barjot (C) aux côtés de Tugdual Derville (G), délégué général d\'Alliance Vita, le 13 janvier 2013 à Paris, lors de la \"Manif pour tous\". 
Frigide Barjot (C) aux côtés de Tugdual Derville (G), délégué général d'Alliance Vita, le 13 janvier 2013 à Paris, lors de la "Manif pour tous".  (MIGUEL MEDINA / AFP)

La "Manif pour tous" dénonce "une décision politique déguisée en mesure de police". Après plusieurs jours de négociations infructueuses, la préfecture de police de Paris a pris, lundi 18 mars, un arrêté interdisant aux opposants au mariage des homosexuels de manifester le 24 mars sur les Champs-Elysées, pour des "raisons impérieuses de sécurité". Immédiatement, la "Manif pour tous" a annoncé, dans un communiqué, un prochain recours en justice.

"Prenant acte" de cette interdiction, le collectif précise qu'il "engage immédiatement les voies de droit qui s'imposent, afin de faire reconnaître dans les 48 heures par le juge compétent l'exercice de sa liberté de réunion""Nous avons été informés de la décision dans la soirée. Nous allons saisir le tribunal administratif extrêmement rapidement", a confirmé un porte-parole du mouvement.

Cette démarche ne remet cependant pas en cause le défilé du 24 mars, qui aura "lieu dans un cadre légal", assure la "Manif pour tous". Le collectif, qui tenait à manifester sur les Champs-Elysées, a reçu la semaine dernière le soutien d'un groupuscule d'extrême droite, le Bloc identitaire. "Les Champs-Elysées appartiennent aux Français, pas aux touristes !", clamait le Bloc dans un communiqué.