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Ras-le-bol des policiers : de nouveaux rassemblements en France

Parti de l'Essonne après l'attaque de policiers au cocktail Molotov le 8 octobre, le mouvement de contestation continue à Paris et gagne aussi Bordeaux et Nancy, après Marseille et Nice.

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France Télévisions
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Des policiers rassemblés devant l'hôpital Saint-Louis à Paris le 19 octobre 2016. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Les policiers toujours dans la rue. Environ 500 policiers se sont rassemblés dans la soirée du mercredi 19 octobre sur la place de la République à Paris. C'est une nouvelle manifestation du ras-le-bol policier, parti de l'Essonne après l'attaque de policiers au cocktail Molotov le 8 octobre.

Au pied de la statue de la République, ils ont entonné la Marseillaise. Certains ont crié "Cazeneuve démission" à l'adresse du ministre de l'Intérieur. Le rassemblement s'est déroulé dans le calme, sous l'œil de gendarmes mobiles restés à distance. La plupart des policiers étaient en civil, dont une poignée portaient un brassard. Puis ils se sont rendus devant l'hôpital Saint-Louis où est toujours hospitalisé un de leurs collègues, grièvement blessé lors de l'agression de Viry-Châtillon. Ils se sont ensuite rendus sur sur les Champs-Elysées. Formant une chaîne compacte et dissimulant souvent leurs visages, ils sont montés jusqu'à l'Arc de Triomphe, sous lequel ils ont entonné la Marseillaise, avant de se disperser.

Après Marseille et Nice mardi, le mouvement de contestation a gagné aussi Nancy : une centaine d'agents se sont retrouvés dans la soirée devant l'hôtel de police de la ville, touc comme à Bordeaux.

Des concertations lancées dans les départements lundi

Un peu plus tôt, le gouvernement s'est efforcé d'apaiser la fronde des policiers en recevant leurs syndicats. Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé que des "concertations" seraient lancées dès lundi dans les départements sur les revendications des fonctionnaires de police, qui se plaignent notamment d'un manque de moyens.

François Hollande a réaffirmé son "soutien" aux policiers et appelé au "dialogue" avec leurs syndicats, après deux nuits de manifestations et avant une "marche de la colère" la semaine prochaine. De son côté, le patron des socialistes Jean-Christophe Cambadélis a dénoncé la "patte" du Front national dans ces actions "hors la loi".

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