Des policiers distribuent des bonbons, notamment à Bayonne et à Saint-Denis, pour redorer leur image auprès de la population

Les policiers ont organisé une opération pour redorer leur image : ils distribuent des bonbons dans les rues de Saint-Denis, ou encore à Bayonne.

Les policiers distribuent des bonbons dans les rues de Saint-Denis
Les policiers distribuent des bonbons dans les rues de Saint-Denis (NATHALIE REVENU / MAXPPP)

Face aux critiques dont ils se disent injustement victimes, les policiers ont organisé une opération peu banale vendredi 19 juin à Bayonne : une distribution de bonbons devant une école publique, rapporte France Bleu Pays Basque.

Les policiers recherchent du soutien

Masque sur le visage et paquets de bonbons à la main, les policiers ont joué les pères Noël avant l'heure, devant l’école Jules Ferry, non loin de la gare de Bayonne. Les forces de l'ordre expliquent qu'elles recherchent de la population le soutien qu'elles estiment ne plus avoir du côté de la place Beauvau.

"Nous sommes en colère", explique ainsi Laurent Saysset, membre du syndicat Alliance. "C'est une opération (...) pour montrer que la police est proche de la population, suite aux propos de notre ministre qui nous a jetés en pâture aux médias, en disant que nous étions une police raciste, fasciste et violente."

La distribution de bonbons s'est déroulée dans une ambiance cordiale face à des parents et des enfants un peu surpris de la démarche, mais plutôt satisfaits de voir des policiers tout sourire. "Je pense que cela peut leur faire du bien, parce qu'on n'a pas toujours une bonne image, alors qu'ils sont là pour nous protéger nous", estime ainsi une maman.

Linda Kebbab, déléguée SGP Police FO a relayé sur son compte Twitter les images d'une opération similaire menée par des policiers à Saint-Denis en région parisienne. "La BTC [brigade territoriale de contact, police de sécurité du quotidien] de Saint-Denis distribue des sucettes aux passants et des mauvais points au ministre. Le monde des bisounours où vivent les politiques nous désarme pour plaire à une minorité bruyante", ils devraient "mieux former les policiers pour mieux protéger la majorité silencieuse", écrit-elle sur le réseau social.