Champigny-sur-Marne : que sait-on de l'agression ?

Après le choc, l'indignation et la colère. Des centaines de policiers ont manifesté dans le pays contre la violence gratuite des agresseurs de deux agents à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) dimanche soir.

France 2

Rassemblés dans le silence pour soutenir leurs collègues blessés devant le commissariat de Champigny-sur-Marne à l'appel d'un syndicat, les policiers témoignent de leur colère face à la violence des agressions. "Comment on en arrive à un groupe d'individus qui jettent une femme au sol et qui la rouent de coups, et comment on en arrive à prendre un capitaine de police et à lui casser le nez à coups de poing ?", s'interroge Yann Maras, du syndicat Alliance police nationale - Val-de-Marne.

Les organisateurs n'avaient aucune autorisation

Autour des lieux de la fête, les enquêteurs relèvent le moindre indice pour tenter de retrouver les agresseurs et les auteurs des dégradations. Ils savent désormais avec précision comment la situation a dégénéré. Cette nuit du Nouvel an, les organisateurs de la soirée privée sont débordés. Il y a trop de monde. Un groupe force l'entrée, et provoque l'effondrement d'un mur. À l'extérieur, 200 personnes s'agacent de rester dehors. Trois équipages de police arrivent avec gaz lacrymogènes et Flash-Balls. La foule est évacuée, et 300 mètres plus loin, croisent deux autres policiers arrivés en renfort du commissariat voisin de Chennevières. Ils viennent de quitter leur voiture. L'officier et sa collègue sont frappés plusieurs fois au visage séparément par une dizaine de malfaiteurs au moins. Les organisateurs de la soirée pourraient être rapidement interrogés. Selon le maire de Champigny-sur-Marne, ils n'avaient aucune autorisation et la salle n'était pas enregistrée pour recevoir du public.

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Des membres du syndicat Alliance manifestent à l\'extérieur du commissariat de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), le 2 janvier 2018.
Des membres du syndicat Alliance manifestent à l'extérieur du commissariat de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), le 2 janvier 2018. (THOMAS SAMSON / AFP)