Le ministre britannique des Affaires étrangères a jugé jeudi l'invitation du diplomate au mariage "inacceptable"

L'invitation au mariage princier lancée à Sami Khiyami, l'ambassadeur de Syrie, avait suscité une vive polémique outre-Manche, après la répression violente des manifestations contre le régime du président Bachar al-Assad, qui a lieu depuis plusieurs semaines.

L\'ambassadeur de Syrie, Sami Khiyami, présente ses lettres de créance à la reine Elisabeth II, le 3 mars 2005 à Londres
L'ambassadeur de Syrie, Sami Khiyami, présente ses lettres de créance à la reine Elisabeth II, le 3 mars 2005 à Londres (AFP - FIONA HANSON)

L'invitation au mariage princier lancée à Sami Khiyami, l'ambassadeur de Syrie, avait suscité une vive polémique outre-Manche, après la répression violente des manifestations contre le régime du président Bachar al-Assad, qui a lieu depuis plusieurs semaines.

"A la lumière des agressions perpétrées cette semaine contre les civils par les forces de sécurité syriennes, que nous avons condamnées, le ministre des Affaires étrangères a décidé que la présence de l'ambassadeur syrien au mariage princier serait inacceptable et qu'il ne devrait pas y prendre part", a indiqué le Foreign Office dans un communiqué.

Avant l'annonce de William Hague, le ministre britannique des Affaires étrangères, un porte-parole des services des princes William et Harry avait confirmé, jeudi matin, que Sami Khiyami figurait bien sur la liste invités.

Le palais de Buckingham, chargé des invitations avec le Foreign Office, avait souligné que l'ensemble des représentants des pays avec lesquels Londres a des "relations diplomatiques normales" comptaient parmi les 1 900 invités au mariage princier. Cela expliquait pourquoi la Libye n'était pas invitée, le Royaume-Uni y menant des opérations militaires.

Mais la présence du diplomate syrien au mariage princier de vendredi était
devenue d'autant plus étrange qu'il avait été convoqué mardi au ministère des
Affaires étrangères pour s'entendre dire que Londres jugeait "inacceptable"
l'utilisation de la force par le gouvernement contre les manifestants.

D'autres invitations suscitent la polémique : le roi de Bahrein, également en proie à des manifestations violemment réprimées, a préféré renoncer à venir, et les défenseurs des droits de l'Homme ont protesté contre la venue du roi de Swaziland, une monarchie absolue.