Tirs de flash-ball : un an avec sursis requis contre le policier

Le procureur a requis un an de prison avec sursis et deux ans d'interdiction professionnelle à l'encontre du policier qui a blessé un jeune à l’œil, en 2010.

FRANCE 3

Le flash-ball était dans le viseur de la justice, ce jeudi 5 mars. À Bobigny, en Seine-Saint-Denis, un policier était jugé pour avoir blessé gravement au visage un adolescent, il y a cinq ans.

Le 14 octobre 2010, alors qu'il participe à une manifestation à Montreuil, Geoffrey est grièvement blessé à l'oeil par un tir de flash-ball. "J'ai eu l'éclatement de la pommette, avec le nez, la mâchoire, l'arcade aussi", détaille le jeune, aujourd'hui âgé de 20 ans. Geoffrey subit alors plusieurs opérations."En tout j'ai six plaques en titane, j'ai un implant à l'oeil", précise-t-il.

Il est aujourd'hui venu réclamer justice : "Moi j'espère que ma justice et ma vérité seront entendues", a-t-il déclaré, en marge du procès, face à la caméra de France 3.

Le policier aurait riposté à des violences urbaines

Les collègues du policier, présents au moment des faits, sont venus soutenir leur collègue. Selon eux, il n'a fait que riposter à des violences urbaines. "On ne met jamais en avant des policiers qui sont victimes de jets de callaissages ou de boules de pétanque", déplore l'un d'entre eux.

À l'issue du procès, le procureur a requis un an de prison avec sursis et deux ans d'interdiction professionnelle à l'encontre du policier.

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La police française est équipée de Flash-Ball depuis le début des années 2000. (AFP BERTRAND GUAY)