Six "dames pipi" parisiennes déboutées de leur procédure d'urgence

Neuf dossiers avaient été déposés. Les trois autres salariées vont devoir attendre le 28 octobre pour être fixées sur leur sort. 

Les \"dames pipi\" de Paris protestent contre la suppression de leurs emplois, le 27 juillet 2015, à Paris. 
Les "dames pipi" de Paris protestent contre la suppression de leurs emplois, le 27 juillet 2015, à Paris.  (MAXPPP)

Elles voulaient être reprises par le nouveau gestionnaire de plusieurs toilettes. Le conseil de Prud'hommes de Paris a débouté, mardi 29 septembre, de leur procédure d'urgence six "dames pipi" des monuments parisiens, indiquent le greffe et des avocats. Neuf dossiers avaient été initialement déposés. La décision concernant les trois autres sera connue le 28 octobre.

Pour les six premiers dossiers, portés par Force ouvrière (FO), le conseil des Prud'hommes "a jugé qu'il n'y a pas lieu à référé", précise Paul Coëffard, l'avocat du nouveau prestataire Sarivo PointWC (2theloo). Ce jugement "conforte la position qui est la nôtre depuis le début. C'est maintenant à Stem [le précédent employeur] d'en tirer les conséquences", affirme-t-il, même s'il affirme attendre la décision écrite pour "en savoir plus".

Vers un appel pour les "dames-pipi" déboutées

Depuis le 1er juillet et le changement de gestionnaire de plusieurs toilettes de hauts lieux touristiques parisiens (Sacré-Coeur, Notre-Dame, Place de l'Etoile...), onze salariées se sont retrouvées sur la touche. En effet, la nouvelle entreprise, Sarivo PointWC, refuse d'appliquer la convention du secteur de la propreté qui prévoit la reprise automatique des salariés.

Contacté par l'AFP, l'avocat de la partie adverse a indiqué qu'il allait faire appel. "Nous allons même solliciter l'autorisation d'assigner en appel à jour fixe (...) pour que l'affaire soit examinée le plus rapidement possible", au mieux "dans quelques semaines", a fait savoir Me Fiodor Rilov.