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Affaire du Carlton : David Roquet fait des révélations sur Eiffage, qui dément

Ce directeur d'une filiale du groupe de BTP a affirmé ce matin qu'Eiffage organisait chaque année "des virées chaudes". Par ailleurs, sa remise en liberté a été refusée cet après-midi.

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France Télévisions
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L'hôtel Carlton de Lille (Nord), d'où est partie l'affaire de proxénétisme dans laquelle huit personnes sont mises en examen, le 14 octobre 2011. (DENIS CHARLET / AFP)

"Mon client va dire tout ce qu'il sait sur les pratiques d'Eiffage", a prévenu l'avocat de David Roquet, MEric Dupond-Moretti, vendredi 28 octobre à la sortie de l'audience de son client au palais de justice de Douai (Nord). Ce directeur d'une filiale d'Eiffage dans le Pas-de-Calais, mis en examen et incarcéré dans l'affaire de proxénétisme en lien avec l'hôtel Carlton, demandait sa remise en liberté. Elle a été refusée, tout comme celle de l'homme d'affaires Fabrice Paszkowski.

"Les dirigeants d'Eiffage ne pouvaient ignorer l'organisation de 'parties fines'", a déclaré vendredi soir l'avocat de David Roquet, confirmant des informations parues dans L'Express. "A l'occasion du Congrès des maires de France, organisé chaque année à Paris, Eiffage demandait à certains de ses responsables d'inviter des élus locaux. (...) David Roquet assure qu'ils étaient ensuite incités à 'distraire' leurs invités dans des virées chaudes, prises en charge, selon lui, par la société", rapporte l'hebdomadaire

Eiffage dément

La direction d'Eiffage, qui s'est portée partie civile dans l'affaire du Carlton, a pour sa part dénoncé vendredi soir "des accusations sans fondement""Jamais Eiffage n'a incité un collaborateur à des pratiques contraires à ses règles éthiques. Nous avons au sein du groupe des formations aux règles éthiques, qui se font en présence de juristes spécialisés, et auxquelles tous les salariés participent", a réagi le groupe de BTP, qui a mis à pied David Roquet le 21 octobre. 

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