Mort de Yasser Arafat : les juges français prononcent un non-lieu

Les juges en charge de l'enquête pour assassinat après la mort de Yasser Arafat ont décidé de rendre un non-lieu "faute de preuves suffisantes".

(Une enquête pour assassinat était ouverte à la demande de la veuve de Yasser Arafat, décédé en France en 2004. © Maxppp)

Le 11 novembre 2004, Yasser Arafat s'éteint à 75 ans à l'hôpital militaire Percy, à Clamart, près de Paris. Et en août 2012, trois juges de Nanterre sont saisis pour enquêter sur les causes de sa mort, jamais vraiment éclaircies : les médecins qui l'ont soigné n'ont jamais pu déterminer la cause du décès et aucune autopsie n'a été pratiquée. Souha Arafat, la veuve du leader palestinien avait déposé une plainte contre X pour empoisonnement, après la découverte de polonium 210 sur les effets de son mari. En novembre 2012, des prélèvements avaient été effectués sur la dépouille de Yasser Arafat

"Bien entendu, nous allons faire appel "

Les trois magistrats ont conclu leur enquête par une ordonnance de non-lieu "faute de preuves suffisantes ". La décision suit les réquisitions du parquet de Nanterre, qui s'était prononcé dans le même sens le 21 juillet dernier. "Bien entendu, nous allons faire appel ", a déclaré Francis Szpiner, avocat de la veuve de Yasser Arafat, évoquant un non-lieu "programmé depuis longtemps ".

Experts contre experts

Les experts mandatés par les magistrats ont pour leur part réfuté à plusieurs reprises la thèse de l'empoisonnement au polonium. Mais d'autres experts, Suisses, sollicités par Souha Arafat, ont jugé que cette hypothèse était crédible. Les juges français ont toutefois rejeté les demandes d'actes supplémentaires déposées par la veuve.